Les fabuleuses aventures François les Papilles au Japon, chapitre 4

Nippon, pon, pon 4

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HottoMotto

Lorsque l’on voyage à vélo, seul, et dans un pays où l’on ne risque pas de faire des rencontres inoubliables à chaque coin de rue du fait que les autochtones parlent une langue très, très éloignée de la vôtre, on regarde beaucoup et on pense beaucoup. Et on fait parfois des rapprochements complètement tirés par les cheveux (une expression que je chéris tout particulièrement…) mais qui s’impose comme une évidence à mesure que l’on tourne les pédales. Prenez par exemple les cimetières japonais: ici, chaque village à son cimetière, en général au milieu du hameau ou le surplombant légèrement, souvent dans le champs attenant à l’habitation, dans une promiscuité avec les vivants qui ne laisse pas d’étonner. Prenez ensuite les toilettes, ou, plus précisément, entrons dedans pour examiner la cuvette des wc (là, Hungry Pipelette devient verte et se dit: il m’aura tout fait…). Et bien si c’est une cuvette de wc japonaise que vous avez sous les yeux (pas celles dont tout le monde parle avec la lunette chauffante, le petit jet réglable pour vous nettoyer le fondement et les enregistrements de vagues rugissantes masquant vos propres bruits de défécation), et si c’est la première fois que vous avez à faire à l’engin, vous allez certainement l’utiliser à l’envers au risque de vous casser la gueule. Car si cela ressemble à des toilettes à la turque, la cuvette est néanmoins de forme allongée et équipée d’une sorte de replat afin que vous puissiez déposer votre offrande sur la blanche céramique, la tête en gros à hauteur du trou. Ainsi, avant de tirer la chasse, vous aurez tout loisir d’examiner le fruit de vos entrailles et d’en tirer de passionnants enseignements sur l’état de votre système digestif (très important en voyage surtout si on est sur une selle 5 à 6 heures par jour…, j’ai pas dit a la selle….). Mais me direz-vous quel rapport avec les cimetières susmentionnés? Et bien simplement que les Japonais, contrairement aux occidentaux, ne craignent pas la mort de la chair. Que ce soit la leur ou celle qu’ils ingèrent. Ou autrement dit: mourir, c’est la merde, mais pourquoi cacher cela?

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Le tiramisu à la rhubarbe

Un joli petit pot ou un plat familial, pour un dessert frais et acidulé

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C’est mon favori, je crois. Bon j’aime les profiteroles glace vanille et chocolat aussi. Et le mouhalabie libanais. Et la tarte à l’orange. Et le crumble au pommes et le carpaccio d’ananas et la gelée de pamplemousse et sa crème aux amandes et, et, et aussi. Bref, j’aime les desserts.

Mais celui-ci, il a les faveurs de mon coeur car il n’est là que quand la rhubarbe rougit. Il faut profiter, les émotions sont fugaces.

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Tiramisu rhubarbe et fraises

Pour huit personnes
  •  Environ deux paquets de biscuits boudoirs.
  • 2,5 dl de vin type muscat ou sauterne (ouaip. ça vaut la peine)
  •  500 g. de rhubarbe
  •  250 g. de fraises
  •  80 g. de sucre (40+40)
  • 3 œufs
  •  250 g. de mascarpone
  • 1 pincée de sel

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Peler la rhubarbe (ou pas si elle n’est pas trop grosse) et la débiter en rondelles. Laver les fraises, les équeuter et les couper en deux. Mettre la moitié des fraises avec la rhubarbe, ajouter 40 g. de sucre et laisser compoter une dizaine de minutes sur feu moyen. Laisser tiédir et ajouter le reste des fraises crues, pour une texture plus croqui-croquante. Réserver.

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Dans un grand bol, mélanger les jaunes d’oeufs et les 40 g. de sucre restant et faire blanchir le mélange en fouettant vigoureusement. Ajouter le mascarpone, mélanger. Dans un autre récipient, battre les blancs d’oeufs, et la pincée de sel, en neige ferme. Incorporer délicatement, en une fois, les blancs à la crème de mascarpone. Pour le montage, dans un grand plat ou par portion dans des verrines, alterner une couche de biscuits, trempés vite-fait, un à un dans le vin doux, une couche de compote, une couche de crème. Et ainsi de suite. Pour une version sans alcool, on peut passer les biscuits dans un sirop de sureau par exemple (c’est d’un triste. Mais bon, des fois, les enfants n’aiment pas avoir la tête qui tourne). Réfrigérer une nuit ou quelque heures. Pour la déco, ajouter quelques fraises crues sur le dessert ou un coulis de fruits rouges.

 

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Les fabuleuses aventures François les Papilles au Japon, chapitre 3

Nippon, pon, pon: la chronique de François Busson

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Pikunikku!

Jetlag aidant (à moins que ce ne soit l’abus de thé vert), je me retrouve à  4h41 du matin (21 h 41 pour vous cher follower) dans la coquette chambre de mon ryokan de 6 tatamis de surface (c’est comme cela que l’on calcule les superficies des pièces  dans un intérieur nippon, un tatami mesurant en gros 1 m 90 de long sur 80 cm de large) à rédiger dette deuxième chronique.   

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Nipon pon pon pon!

Une nouvelle chronique sur le blog: Les fabuleuses aventures François les Papilles au Japon, chapitre 1

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C’est toujours bien d’avoir un éclaireur. Un gars qui s’en va courageusement tâter le terrain et prêter son estomac à la cause. Parfois aussi on a le droit de jalouser furieusement celui qui pose son pied sur cette terre inconnue. Parce que lui, avant vous, mangera les brochettes, les sushis, les nouilles, les raviolis foufoufou auxquels vous n’auriez même jamais pensé. « Prem’s » fait le gars, la main sur ses baguettes, l’écume aux lèvres. Sluuuurp, c’est le premier qui dit qui goûte, plus une lampée de soupe au fond du bol.

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