Les fabuleuses aventures de François les papilles au Japon, chapitre 8

Nippon Pon Pon 8

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Best Off du pire

Il est d’usage dans le genre « Chroniques gastronomiques en pays lointain » de dresser un véritable panégyrique de la cuisine exotique dont on est sensé avoir fait le tour en quatre semaines. Histoire de bien faire sentir aux lecteurs combien il a eu tort de rester chez lui. On décrit par le menu tous les délices auxquels il n’a pas eu droit, on le fait baver d’envie et on s’attire des commentaires envieux. En réalité, même en choisissant soigneusement les lieux où l’on fait halte pour se goberger, il arrive plus ou moins fréquemment que l’on mange mal en voyage. Voici donc un florilège en ce sens.

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Les fabuleuses aventures de François les papilles au Japon: chapitre 7

Nipon Pon Pon 7

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Cookies

Il y a festin et festin… Celui dont je vous ai entretenu dans ma dernière chronique relève de l’exceptionnel par sa magnificence, son opulence, son côté « quand y en a plus, y en a encore ». Il fait penser à ces menus servis à Louis XIV, dont on a conservé les descriptions, et qui alignaient sans complexe une quinzaine de plats mêlant viandes, poissons, gibiers, tourtes et autres joyeusetés destinées à contenter l’auguste palais. Les rois de France en ont conservé la réputation d’être de solides mangeurs ainsi que des abonnés chroniques aux attaques de goutte. Car l’excès en tout nuit d’autant plus qu’il est répété.

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Les fabuleuses aventures de François les Papilles au Japon: chapitre 6

Nippon pon pon 6

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Festin

J’ai beaucoup hésité à vous en parler. Je sais que ça risque de vous faire du mal. Surtout que ce n’est pas vraiment la porte à côté et que, donc, vous risquez de fantasmer ce repas jusqu’à la fin de vos jours sans pouvoir mettre fin à ce douloureux calvaire. Mais, bon, vous pouvez toujours mettre un terme à la lecture de cet article et finir vos jours dans une douce et morne quiétude culinaire.

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Les fabuleuses aventures de François les Papilles au Japon, chapitre 5

Nipon Pon Pon 5

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Kombini

18h46, Minamikyushu City, au sud du sud du Japon. Assis au fond d’une large banquette en moleskine beige qui me colle un peu aux cuisses, je digère béatement. En fond sonore, des hurlements de gamins surexcités qui me font penser qu’ici, comme en Italie, l’enfant est roi et peut mettre à sac un restaurant sans que ses géniteurs lèvent un œil de leur assiette. Des cris qui m’empêchent de profiter pleinement d’une version sirupeuse à souhait de Lily Marlène interprétée par un quatuor de musique d’ambiance neurasthénique. Je suis chez Joyfull, une chaîne de restaurant que j’avais déjà testée l’an dernier sur Shikoku avec mon ami Rodrigo. C’est le temple de la junkfood. Mon menu: une salade verte agrémentée de lardons et de parmesan, suivie du plat le plus cher de la carte composé de morceaux de bœuf grillés, d’un steak de bœuf haché nappé de sauce tomate, d’une poitrine de poulet bien grasse, de quelques pommes de terre et grains de maïs, d’un bol de riz et de la traditionnelle soupe miso. Total des calories aimablement précisé sur la carte: 1191 kcal. Auxquelles, il faudrait ajouter ma chope de Suntory Premium Malt’s: 142 kcal. Bière que je n’ai eu le droit de consommer qu’en précisant à la serveuse inquisitrice que je n’étais pas en voiture mais en bicyclette. Ce sur quoi elle m’a assuré que je pouvais tout à fait boire plus que de raison si l’envie m’en prenait. Non, en fait, c’est moi qui extrapole….

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Les fabuleuses aventures François les Papilles au Japon, chapitre 4

Nippon, pon, pon 4

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HottoMotto

Lorsque l’on voyage à vélo, seul, et dans un pays où l’on ne risque pas de faire des rencontres inoubliables à chaque coin de rue du fait que les autochtones parlent une langue très, très éloignée de la vôtre, on regarde beaucoup et on pense beaucoup. Et on fait parfois des rapprochements complètement tirés par les cheveux (une expression que je chéris tout particulièrement…) mais qui s’impose comme une évidence à mesure que l’on tourne les pédales. Prenez par exemple les cimetières japonais: ici, chaque village à son cimetière, en général au milieu du hameau ou le surplombant légèrement, souvent dans le champs attenant à l’habitation, dans une promiscuité avec les vivants qui ne laisse pas d’étonner. Prenez ensuite les toilettes, ou, plus précisément, entrons dedans pour examiner la cuvette des wc (là, Hungry Pipelette devient verte et se dit: il m’aura tout fait…). Et bien si c’est une cuvette de wc japonaise que vous avez sous les yeux (pas celles dont tout le monde parle avec la lunette chauffante, le petit jet réglable pour vous nettoyer le fondement et les enregistrements de vagues rugissantes masquant vos propres bruits de défécation), et si c’est la première fois que vous avez à faire à l’engin, vous allez certainement l’utiliser à l’envers au risque de vous casser la gueule. Car si cela ressemble à des toilettes à la turque, la cuvette est néanmoins de forme allongée et équipée d’une sorte de replat afin que vous puissiez déposer votre offrande sur la blanche céramique, la tête en gros à hauteur du trou. Ainsi, avant de tirer la chasse, vous aurez tout loisir d’examiner le fruit de vos entrailles et d’en tirer de passionnants enseignements sur l’état de votre système digestif (très important en voyage surtout si on est sur une selle 5 à 6 heures par jour…, j’ai pas dit a la selle….). Mais me direz-vous quel rapport avec les cimetières susmentionnés? Et bien simplement que les Japonais, contrairement aux occidentaux, ne craignent pas la mort de la chair. Que ce soit la leur ou celle qu’ils ingèrent. Ou autrement dit: mourir, c’est la merde, mais pourquoi cacher cela?

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Les fabuleuses aventures François les Papilles au Japon, chapitre 3

Nippon, pon, pon: la chronique de François Busson

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Pikunikku!

Jetlag aidant (à moins que ce ne soit l’abus de thé vert), je me retrouve à  4h41 du matin (21 h 41 pour vous cher follower) dans la coquette chambre de mon ryokan de 6 tatamis de surface (c’est comme cela que l’on calcule les superficies des pièces  dans un intérieur nippon, un tatami mesurant en gros 1 m 90 de long sur 80 cm de large) à rédiger dette deuxième chronique.   

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