Croquez la pomme

Ouuuuuh le fruit défendu dans un gâteau au beurre: péché, péché, péché!

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 La tentation, c’est vilain. Mais tout ce qui est interdit est forcément plus attrayant, non? Je connais peu de gens qui fantasment devant des germes de blé par exemple. Par contre le moelleux au chocolat, tout de suite, ça suscite l’intérêt (sauf pour Sandra et Chiara, donc, mais bon, elles sont bizarres). Dans l’esprit good girls go to heaven, bad girls go everywhere, j’ai envie de vous dire que personnellement, moi j’ai souvent envie de voyager un peu partout. Et plus je lis des blogs, plus j’ai la bougeotte. Là, je viens de découvrir Turk et Caicos. Ça m’a fait mal. Physiquement, c’était pénible. Je suis désormais forcée de rajouter cette destination à ma très, très longue liste de futures vacances.

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Cher Caramel, …

Une Espuma caramel. Très caramel.

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Ceci est une recette à ne pas mettre entre toutes les mains. On parle du level 4 sur le Richter caramelita qui en comporte 5. Bref, faut vraiment aimer le caramel pour savourer cette mousse. Je vous aurai prévenu.

Après si on aime, alors oui, c’est une tuerie. Et, à chaque fois que j’utilise ce terme, ça me rappelle le film « Les petits Mouchoirs » de Guillaume Canet avec le prof de sport complètement perché-allumé qui explique à quel point les mots sont investis d’une aura. En gros, si on insulte du riz, il pourrira plus vite qu’un riz qu’on vénère en l’arrosant de compliment. Bref, tout ça pour dire que cette espuma est magique. Tuerie, ça évoque le carnage, c’est trop négatif.

Cher Caramel, donc,

Je te dorerai à la poêle, t’arroserai de crème, t’assaisonnerai de sel, te coulerai dans un siphon. Te propulserai, voluptueux et aérien, au dessus d’un lit de pommes acidulées et de poires fondantes.

Voilà.

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Tout un programme à découvrir ici.

Espuma caramel beurre salé, verrines pommes-poires

Pour un siphon type kisag de chantilly caramel et 8 verrines

  • 120 g  de sucre blanc
  • 10 g. de beurre
  • 1 grosse pincée de sel
  • 5 dl de crème
  • 3 pommes type braeburn
  • 4 poires fondantes

Peler les poires et les pommes, les couper en petits cubes. Faire compoter avec une à deux cuillères à soupe d’eau. On peut aussi les cuire séparément pour ensuite alterner les goûts dans la verrine.  Réserver au frais

Dans une poêle ou une casserole, faire fondre le sucre en caramel, sans toucher. Remuer éventuellement la poêle d’avant en arrière pour que la caramel blondisse uniformément.  Verser la crème en une fois: ATTENTION, ça gicle un peu. Mettre un ciré (ou pas, mais faites attention en tous cas).

Ajouter le sel, le beurre et bien fouetter. Laisser refroidir. Passer dans un tamis avant de le mettre dans un siphon. Ajouter une capsule de gaz et bien agiter le siphon.

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Dresser les verrines en commençant par la compote. Pschiout: un nuage caramélisé. Pour que ce soit fondant crispy, j’ai ajouter un petit crumble sablé. Mais ce n’est pas nécessaire. Juste gourmang (à dire avec l’accent d’un chef bien connu. Cyril Lignac: tu ne me lis pas, mais c’est bien de toi qu’il s’agit).

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Courge toi-même!

Courge, pomme, châtaigne, champignons: oui, tout ça, ensemble en plus! N’ayons peur de rien!

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L’an dernier, aux Etats-Unis, j’ai pris un bus Greyhound de Seattle jusqu’à San Francisco. Ma famille américaine était contre. Avec ferveur. Ils ont tenté de me payer un billet d’avion, persuadé que je devais être en manque de cash s’il ne me restait que cette option. Ils m’ont envoyé des mails, des sms, m’ont téléphoné, supplié de reconsidérer ma décision puis ont fini par me demander si j’avais définitivement perdu la raison. Le trajet, effectué dans un bus style car postal, prend 26 heures.

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‘Tain la Tatin

Une tarte tatin renversante

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Je reconnais volontiers que ce titre manque un peu d’élégance. Je pense que la Baronne de Rotschild doit se crisper un brin sous le botox.

Elle qui m’a tout appris. Non, parce que contrairement à ce que ce titre peut laisser penser, je n’ai pas été uniquement nourrie. J’ai été élevée aussi, par une mère charmante (coucou maman!), qui n’aimait pas qu’on mange avec une main sur les genoux (« Vous n’êtes pas manchots à ce que je sache! »), mais avec qui on avait le droit de saucer discrètement le plat avec le doigt, si vraiment c’était bon.

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Broutez-moi ça!

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Mes amis, l’heure est grave. Si je mange encore une fois une salade verte, carottes, maïs, sauce blanche, je me pends. Des alternatives féculent, y en a plein. Salade de lentilles, de pâtes, de riz, taboulé…. Ce qui est plus coriace, c’est d’innover dans la feuille verte. Enfin, je trouve.

Alors comme c’est la saison où il fait bon brouter gaiement un bon burger un peu de verdure, je me suis souvenue des salades américaines où les mélanges sucrés-salés font fureur. Jamie Oliver (mon dieu, mon futur mari…) met d’ailleurs souvent des fruits ou des noix caramélisées dans ses salades. Le brave homme…

Voici donc une salade….pour changer.

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Salade pomme-orange-pécan

Pour deux:

Pour la salade:

  • 10 g. de beurre
  • 2 cs. de sucre blanc
  • 70 g. de noix de pécans
  • 1 pomme (si possible acidulée)
  • De la salade (des jeunes pousses, en fonction de votre appétit)
  • 1 oignon nouveau
  • 8 strip de bacon
  • Des minis boules de mozzarella (en fonction de votre gourmandise)
  • Coriandre (facultatif)

Pour la sauce:

  • Le zeste d’une orange
  • 1/2 jus d’orange
  • 1 cuillère à soupe de vinaigre de vin blanc aux herbes
  • 2 ou 3 cuillères à soupe d’huile d’olive
  • 1 cuillère à café de moutarde de dijon
  • sel et poivre

 

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 Commencer par les noix de pécans. Dans une poêle bien sèche, mettre le sucre et le beurre en morceaux. Sur feu moyen, laisser caraméliser sans toucher. Pas touche, j’ai dit! « Trop touiller porte la poisse » est une maxime de circonstance. Ajouter les noix de pécans, retirer du feu et bien mélanger. Ensuite, verser le mélange sur du papier sulfurisé et laisser refroidir. Gare à votre langue si vous testez le caramel chaud.

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Laver la salade. Dans un saladier, ajouter l’oignon nouveau émincé en rondelles fines à la salade. Laver la pomme. La sécher puis la couper en deux pour ôter le cœur. La débiter en tranches super fines à la mandoline.  Les citronner légèrement pour éviter qu’elle ne brunissent, les ajouter dans le saladier avec des feuilles de coriandre ciselées.

Rôtir le bacon et absorber l’excédent de gras avec du papier de ménage. Réserver.

Dans un petit bol, émulsionner tous les ingrédients de la sauce. Mélanger à la salade.

Dans les assiettes, dresser la salade. Ajouter les boules de mozzarella et le bacon grillé. Ajouter quelques noix de pécan caramélisées.

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La pomme au four de mon enfance

 

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Quand j’étais petite, le mercredi après-midi était réservé à mes grands-parents maternels. Plus tard, au gymnase, je me rappelle longer la haie du jardin et entendre le son familier du râteau. Mon grand-père était là, il faisait un sort aux feuilles mortes du jardin, tout allait bien dans mon monde. A l’intérieur, ma mère préparait le café au lait et le thé qui accompagnaient immuablement la tarte aux pommes (aux poires quand VRAIMENT on était dans le jour de tous les possibles).

Sauf que des fois, mon frère et moi on les voyait aussi chez eux, à Pully. Et alors là, allez savoir pourquoi, les aléas de la géographie sûrement ou une sombre histoire de latitudes sans doute, je n’ai aucun souvenir d’avoir jamais mangé une tarte aux pommes. Non, à Pully, c’était pommes au four.

Alors ici, en l’honneur de ma Grema (une abréviation enfantine et complètement phonétique de Grand’ma), la recette des pommes au four, un peu customisée. Je suis sûre qu’elle me pardonnera.

 

Pommes au four:

  • 2 pommes, évidées et pelées en alternance
  • 3 noix de beurre
  • 4-5 grosses cuillères de gelée de coing (mais ça marche aussi très bien avec framboises, fruits rouge ou même abricot)
  • 4 cuillères à soupe de noix de pécan concassées (ou de l’amande moulue)
  • 1 cuillère à soupe de sirop d’érable (ou, à défaut, du sucre)
  • 1 petit verre de vin blanc
  • 2 cuillères à soupe d’eau

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Beurrer un plat allant au four. Poser les pommes dedans. Remplir les pommes évidées avec les noix de pécan, le beurre, et la confiture. Le principe, c’est que tout ce qui ne rentre pas dans le trou, finit dans le plat. Ajouter le rab’ de beurre sur les pommes en écrasant un peu avec les doigts. Verser le sirop d’érable, l’eau et le vin dans le plat, mélanger pour la forme.

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Vous noterez que là, les pommes sont recouvertes de crème. Oui, c'est ultra cochon, mais il en restait dans un pot et faut pas gâcher. Vous aussi, vous pouvez rajouter une ou deux cuillère de crème double. Sisi, vous pouvez...

Enfourner dans le four préchauffé à 200°C pendant une demi-heure, le temps que la pomme soit confite. Pendant la cuisson, on peut de temps en temps arroser les pommes avec le jus. Ça donne aussi l’occasion de lécher la cuillère et de se réjouir vigoureusement de ce qui va suivre!

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Mmmmmmh, yummy!