Manger des yeux, maigrir des cuisses (surtout dans sa tête)

Des amuses-bouches qui font rigoler les papilles: betterave, chèvre frais, noix caramélisées

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La grande détresse de celui qui reçoit un panier de légumes sur le pas de sa porte c’est de tomber sur les légumes d’hiver, semaine 6. Genre, t’as déjà fait ce que tu as pu avec les raves, les navet boule d’or, les choux de Bruxelles puissance 3. Et là, tac, surprise, de la bett-er-aaaaave. (Merci d’utiliser un ton extatique pour lire à haute voix cette phrase. Dans l’esprit « Ils ont la télééééééé » des bronzés font du ski). Ok, l’hiver, en Suisse, quand tu veux manger local, c’est long. Trèèèèèès long.

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C’est qui? C’est viche :-))

Ceviche de cabillaud
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On est en 2015, j’ai le droit de recommencer les gags nuls.
A propos de vanne pourrie, pendant les vacances, je me suis refait l’intégrale des Grey’s Anatomy. Moi, un duvet, mes chaussettes en pilou, une tasse de thé, une bougie et une pile de mouchoirs indécentes: le nirvana. Au niveau de la glamouritude, on flirte pas encore avec le sommet mais s’il n’y a pas quelques avantages à être célibataire, je veux être remboursée. Vous pigez pas encore le lien (mais je vous le promet, il y en a un). Dans un épisodes de la saison je ne sais plus combien, arrive au Seattle Grace une fille qui est passée sous son jet ski (à ne pas reproduire chez soi, ça a l’air de faire assez mal). La fille ressemble à un hâchis parmentier et ces s… d’internes la baptisent illico ceviche. Ça m’a fait rire.
Et surtout, ça m’a donné une puissante envie de poisson cru (pas de fille en steak hâché hein) pour mon repas de nouvel an. J’ai pinteresté le truc histoire de voir ce qui se faisait au royaume de l’écaille crue et j’ai pondu cette chose sans doute un peu hybride mais franchement tout à fait satisfaisante.

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Pasta à la chicorée rouge et au chorizo

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Trévise et chorizo: des copains pour la vie

Ma belle-soeur, Judith la ravissante, exècre l’amertume. Sans doute parce que la demoiselle est douce (avec une poigne de fer, certes). A Noël j’ai offert à mon frère une bouteille de vodka dans laquelle j’avais fait mariner des cranberries fraîches et un zeste de lime. Malgré le miel ajouté, j’ai cru qu’elle allait avaler sa langue après une micro gorgée. Bref. Tout ça pour dire que je pense que si, comme Judith, vous abhorrez l’amertume, cette recette n’est pas pour vous. Parce qu’on peut faire tout ce qu’on veut, la trévise, cette belle rouge, sera toujours amère. Là, cuite, avec la tomate et le chorizo, elle perd un peu de son mordant mais conserve son ADN, cette pointe d’amertume.

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Tu veux du chou? Eeeerk, non. Tu veux une chips de chou? Voui. Avec plaisir.

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Des chips de kale: à grignoter en contemplant l’humanité

L’humain est un simplet. Facile à contenter. Tu lui montres un truc vert, ça lui fait moyen envie. Tu lui dis, « c’est salé et un peu frit », tout de suite, il frétille des oreilles. Plaisir immédiat. Simplette que je suis, je simplifie, of course. L’humain est, aussi,  un tyran. Quand il aime, il veut. Tout de suite. Tout le temps. Même quand c’est pas de saison. L’humain est un égoïste. Il ne veut pas qu’on touche à ses frites. Il ne veut pas qu’on morde dans son éclair. L’humain est un confus. Il voudrait être libre mais aime ses racines. L’humain est un con tout court, encore, parfois. J’écris ce post à l’heure où des fous furieux viennent de tirer à la kalachnikov dans la rédaction de Charlie Hebdo. Il n’ y a bien sûr rien à dire devant cette absurdité sans nom. Devant le malheur innommable des familles des victimes.

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A la bonne souplette!

Une soupe carottes-fenouil et croûtons de cuchaule

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Une soupe caméléon cette fois. Tu crois que c’est à la courge, mais non: ha ha ha (je sais, je m’amuse d’un rien), c’est à la carotte! Histoire de faire leur fête à ces trucs oranges un brin flétris qui campent dans le bac à légumes. Et des croûtons de cuchaule, pour un peu de gourmandise sucrée-salée…

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Un boeuf, des morilles, des carottes, de la purée maison: le bonheur

Filet de bœuf en cuisson lente, sauce aux morilles, carottes glacées et purée pommes de terre-céleri

J’aime bien les trucs un peu rétro. Tant pis si c’est passé, tant pis si c’est ringard, si depuis, on a réinventé l’eau tiède et le beurre liquide en bombe aérosol. Ces espèces de bonnes vieilles saveurs ont fait leurs preuves. Dans le même genre, j’aime bien jeter une nappe en dentelles (je tiens à dire que la limite c’est le napperon. Le napperon ne passera pas), sur ma table Ikea, sortir les vieux verres chinés, l’argenterie que ma grand-mère réservait pour les grandes occasions. Du coup, cette année, après un Noël lightissime, à peine une bonne lichette de foie gras, j’ai décidé de faire la totale pour Nouvel An. Le dîner de l’aïeule. Que du tradi, du un peu trop riche, du vieux pour fêter l’an neuf. J’ai pensé aux convives, à ce qu’ils aimaient, à mon frère qui serait là aussi, à des souvenirs d’enfance, à ces plats qu’on a envie de saucer avec l’index.

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