Romanesco: Un bouquet de goodies dans ton assiette

Romaneco grillé: des fleurs qui sont un légume qui a le goût d’un autre. 

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C’est marrant comme des fois on cherche midi à quatorze heures. On traque la petite bête, on trifouille le double-sens, on est persuadés d’avoir compris le niveau subliminal, l’allusion planquée, la baleine sous le gravier. Et puis non. En fait, il fallait juste saisir les mots ouïs. Et tant pis pour nous si, du coup, la réalité est moins sexy qu’on l’aurait souhaité.

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Cher Caramel, …

Une Espuma caramel. Très caramel.

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Ceci est une recette à ne pas mettre entre toutes les mains. On parle du level 4 sur le Richter caramelita qui en comporte 5. Bref, faut vraiment aimer le caramel pour savourer cette mousse. Je vous aurai prévenu.

Après si on aime, alors oui, c’est une tuerie. Et, à chaque fois que j’utilise ce terme, ça me rappelle le film « Les petits Mouchoirs » de Guillaume Canet avec le prof de sport complètement perché-allumé qui explique à quel point les mots sont investis d’une aura. En gros, si on insulte du riz, il pourrira plus vite qu’un riz qu’on vénère en l’arrosant de compliment. Bref, tout ça pour dire que cette espuma est magique. Tuerie, ça évoque le carnage, c’est trop négatif.

Cher Caramel, donc,

Je te dorerai à la poêle, t’arroserai de crème, t’assaisonnerai de sel, te coulerai dans un siphon. Te propulserai, voluptueux et aérien, au dessus d’un lit de pommes acidulées et de poires fondantes.

Voilà.

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Tout un programme à découvrir ici.

Espuma caramel beurre salé, verrines pommes-poires

Pour un siphon type kisag de chantilly caramel et 8 verrines

  • 120 g  de sucre blanc
  • 10 g. de beurre
  • 1 grosse pincée de sel
  • 5 dl de crème
  • 3 pommes type braeburn
  • 4 poires fondantes

Peler les poires et les pommes, les couper en petits cubes. Faire compoter avec une à deux cuillères à soupe d’eau. On peut aussi les cuire séparément pour ensuite alterner les goûts dans la verrine.  Réserver au frais

Dans une poêle ou une casserole, faire fondre le sucre en caramel, sans toucher. Remuer éventuellement la poêle d’avant en arrière pour que la caramel blondisse uniformément.  Verser la crème en une fois: ATTENTION, ça gicle un peu. Mettre un ciré (ou pas, mais faites attention en tous cas).

Ajouter le sel, le beurre et bien fouetter. Laisser refroidir. Passer dans un tamis avant de le mettre dans un siphon. Ajouter une capsule de gaz et bien agiter le siphon.

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Dresser les verrines en commençant par la compote. Pschiout: un nuage caramélisé. Pour que ce soit fondant crispy, j’ai ajouter un petit crumble sablé. Mais ce n’est pas nécessaire. Juste gourmang (à dire avec l’accent d’un chef bien connu. Cyril Lignac: tu ne me lis pas, mais c’est bien de toi qu’il s’agit).

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La bague d’or. En oignon. Un concept.

Des onion rings au four: une promesse d’amouuuuuur

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Vous vous rappelez de ce jeu « la bague d’or »???

Le hit des anniversaires en 1987? Avec les sandwichs au parfait et les canapés cenovis?

Les mains jointes, la bague qui passe de paluches en paluches, « minou, minou la soupe est prête »,  la lancinante question: « avez-vous la bague? ». « Oui, contre un doux baiser, vous l’aurez! » répondait le verni détenteur de l’anneau. (My preciousssssssss).

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Pancakes ou comment se lever du bon pied

Des pancakes à la ricotta et au lait ribot: c’est noël de bon matin.

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Les lendemains de hier: c’est fait. Je pense que pour 2014, j’ai donné. Mention spéciale soirée de boîte. Moi qui suis d’habitude si sage. Je suis une fille plutôt économique en plus, deux bières et je suis pompette et comme j’ai le rire facile, même sans alcool, la fête est folle. Le lendemain, souvent, rien, pas la moindre de trace d’abus. Si ce n’est un furieux coup de mou sur le coup de 13h00. Là, ce fameux jeudi (Un jeudi. Non, sérieusement, la soirée de boîte un jeudi, c’est une mauvaise idée, je dis « non ». Vigoureusement), le lendemain, j’avais des petits yeux (miiiiiinuscules et tout rouges, un peu comme un lapin albinos un jour de conjonctivite quand le vent d’est souffle fort) et un bon gros mal de crâne. La honte, sans doute. Bien éviiiiiiiiiiiidemment, vu qu’il était vendredi à l’aube, je n’avais pas le temps de me préparer des pancakes. J’ai donc gobé un alkaselzer, un verre de jus d’orange style jesuismonstreenformejeprendssoindemoivivelavitamineC et hop in ze bus direction  la mine la rédaction.

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Bruxelles, ses choux, son aioli

Des petits choux de Bruxelles en direct de la campagne vaudoise, un petit aioli joli pour parfumer le tout.

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Les choux de Bruxelles, c’est un peu le truc qu’on aime détester. Pendant des années, j’ai fait des pouark à m’en rider la bajoue dès qu’on m’en servait. Je n’ai pas super super envie d’avouer ici qu’en fait, après quelques années de mûre réflexion, finalement je trouve que c’est euh…assez bon. Je sens que ma mère, qui me lit des antipodes, pourrait bien me skyper un tonitruant « je te l’avais bien dit ».

Il a fallu que je goûte lesdits p’tits choux dans leur version crue. Taillés finement à la mandoline, quelques copeaux de parmesan, une vinaigrette acidulée. Ensuite, enhardie par cette découverte culinaire, je les ai gobés rôtis, puis confits…Bam. Bim. Bam. Révélation, c’est bon.

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La tarte de LinZoé

Une tarte de Linz de saison: version cranberries et gingembre

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C’est le bonheur de ce blog. Les commentaires sur facebook, les sms de cuisinières, les retours, en live ou en différé. Savoir que chez vous, vous essayez mes recettes. Regarder les photos des trésors que vous réussissez (parfois franchement mieux que moi), les bouilles des gamins qui mangent la pizza à pâte de courgettes, les tatins maisons qui ont fait votre dimanche.

Sincèrement, c’est la classe, merci à vous, car quand j’ai commencé ce blog, je ne m’attendais pas à un tel effet.

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Courge toi-même!

Courge, pomme, châtaigne, champignons: oui, tout ça, ensemble en plus! N’ayons peur de rien!

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L’an dernier, aux Etats-Unis, j’ai pris un bus Greyhound de Seattle jusqu’à San Francisco. Ma famille américaine était contre. Avec ferveur. Ils ont tenté de me payer un billet d’avion, persuadé que je devais être en manque de cash s’il ne me restait que cette option. Ils m’ont envoyé des mails, des sms, m’ont téléphoné, supplié de reconsidérer ma décision puis ont fini par me demander si j’avais définitivement perdu la raison. Le trajet, effectué dans un bus style car postal, prend 26 heures.

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