Courge toi-même!

Courge, pomme, châtaigne, champignons: oui, tout ça, ensemble en plus! N’ayons peur de rien!

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L’an dernier, aux Etats-Unis, j’ai pris un bus Greyhound de Seattle jusqu’à San Francisco. Ma famille américaine était contre. Avec ferveur. Ils ont tenté de me payer un billet d’avion, persuadé que je devais être en manque de cash s’il ne me restait que cette option. Ils m’ont envoyé des mails, des sms, m’ont téléphoné, supplié de reconsidérer ma décision puis ont fini par me demander si j’avais définitivement perdu la raison. Le trajet, effectué dans un bus style car postal, prend 26 heures.

C’est long.

Moi, j’adore.

C’est comme une croisière sur l’autoroute. Comme un safari ethnologique. Comme une sitcom sans pub. Comme un road trip de prisonnier où vous ne décidez de rien, ou plutôt comme un choix cornélien entre la peste et le choléra: pipi ou pas pipi dans les toilettes immondes, voisin obèse ou serial killer, sandwich aux beans ou croissant bolognaise à 3h00 du matin dans un restau route glauque au milieu de nulle part…

ça a l’air affreux, dit comme ça, mais je vous jure, en 26 heures on fait le plein de souvenirs pour une année. J’ai rencontré un passager en pyjama d’hôpital taché de sang, un type qui transportait des poignards et des machettes dans son sac à dos, deux gars qui comparaient la dureté du quotidien dans deux prisons d’états voisins et dont l’un allait rencontrer sa fille pour la première fois. La gamine avait 14 ans, elle était née pendant que son père était en prison…

Il y avait aussi une femme qui avait perdu tous ses enfants dans un incendie mais avait trouvé Jésus et du coup ça allait mieux. Partout, dans le car, il y avait des casques en plastiques oranges, ceux des ouvriers qui allaient bosser sur le chantier d’un état au centre du pays.

A chaque arrêt, dans la pampa, des gens descendent et d’autres montent, des autres histoires, comme des nouvelles dans un recueil.

Je reconnais que vers les 5h30 du matin, après quelque chose comme 19 heures de bus, j’ai eu comme un doute. Avais-je bien fait? Oui, finalement, est-ce que ça n’aurait pas été mieux de pouvoir étendre mes jambes ailleurs qu’en bretzel au-dessus de ma tête?

Donc j’ai parcouru à la lumière de ma lampe frontale (on est scoute ou on ne l’est pas) la pile de magazine que ma tante m’avait acheté avant que je ne parte de chez elle. Et j’y ai trouvé une recette qui m’a parlé. J’ai arraché la page.

Voici sa version suisso-customisée. L’idéal, c’est de présenter la recette dans la courge elle-même. Evider la courge, farcir avec les champignons sautés, la pomme et les châtaignes et cuire au four. Servir avec du riz sauvage. Ce n’est pas ce que j’ai fait cette fois, il me restait de la courge congelée en morceaux…

Courge aux champignons, pommes et châtaignes

Pour 2

Commencer par la courge:

  • 1 petite pomme
  • 250 g. de chaire de courge pelée et épépinée
  • 1 cuillères à soupe d’huile d’olive
  • 1 cuillère à café de thym
  • sel et poivre

Couper la courge en tranches et la pomme en quartiers (avec sa peau mais épépinée).

Mélanger courge et pomme à l’huile d’olive, saler et poivrer, ajouter le thym. Enfourner sur une plaque chemisée de papier sulfurisé (ou pas, ça dépend de votre confiance dans le côté non attachant de votre matos) dans le four préchauffer à 200°C, pendant 20 minutes.

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Pendant ce temps, préparer les champignons:

  • 1 échalotte
  • 1 gousse d’ail
  • 150 gr. de champignons de paris ou d’un mélange de champignons
  • 1 cuillère à café de beurre
  • 1 cuillère à café de farine
  • 1 cuillère à soupe de madère
  • 0,5 dl. de vin blanc
  • 0,5 dl. de crème
  • 1 poignée de châtaignes (j’achète les miennes congelées et je ne sors du sachet que ce dont j’ai besoin)

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Emincer l’échalotte et l’ail. Emincer les champignons. Faire fondre le beurre dans une poêle. Saupoudrer les champignons de farine. Faire rissoler les champignons. Saler et poivrer. Ajouter les châtaignes. Ajouter le madère, laisser réduire. Ajouter le vin blanc, laisser réduire. Idem avec la crème.

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Servir avec du riz sauvage ou des tagliatelles fraîches. (Les photos sont moches dingues: on avait faim!)

 

 

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