Ramer pour des ramen

Une soupe-bouillon, des bons légumes, des nouilles, un oeuf mariné: ça slurp!

On était à deux doigts de la crise l’autre soir. Je vous dresse vite fait le tableau. Une journée bien bien pourrie dans une semaine bien bien sombre. Un soir gris, il fait nuit à 15h00, un retour détrempée à la maison, trafic sur la route, miettes sur la table, courses à ranger, moutons de poussière dans tous les recoins de l’appartement. Une sorte d’hésitation mi-figue, mi-figue, entre le rire hystérique et la crise de larmes. J’avais enfilé mon training moche et mou, le cheveu à la fois gras et humide, la cerne profonde des mauvais jours et j’espérais qu’on en finisse. Du genre, un bol de soupe et hop au lit. Mais…

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C’est les vendanges! Coquelet au cidre, sauge et raisins…

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Un jour d’automne, bébé poulet picorait dans la vigne et les vergers, quand soudain hungrypipelette le bouffa. Fin.

L’autre jour, j’ai dû me replonger dans mes souvenirs professionnels les plus enfouis pour parler devant une classe de collégiens de mon métier passionnant. A la question: « avez-vous déjà interviewé une star? », j’ai dû baragouiner un truc du genre « euh oui, ….attendez, ça va me revenir? ».

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easy-peasy… le poulet mexican style au chocolat

Un poulet mole…une version rapide, du moins…

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Ouaip. Il fait quasi nuit quand le réveil sonne. Il fait sombrounet quand on rentre du boulot. Mes braves gens, l’heure est grave, ça sent l’automne. On croise encore des irréductibles qui résistent aux saisons en short et doudoune. On assiste au mariage étrange des pieds nus dans les UGG. Des jupes de coton à fleurs avec pull en laine. Les oisillons, ces filles si adorablement fragiles qu’on a tout le temps l’impression qu’elles vont se casser à la moindre caresse appuyée, ont déjà rajouté un tour de leur immense écharpes de maille.

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Shanghai – Lausanne: un ravioli de par ici!

Des ravioli vapeur crevettes-poulet au gingembre!

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Je suis récemment partie à Madagascar pour le travail. Un reportage d’une semaine à Tamatave, à près de onze heures de bus de la capitale. Et quand je dis bus, je pense brouette conviviale sur des lacets en pleine jungle, pas autobus de luxe à sièges inclinables sur l’autoroute. Des deux côtés de la piste, tout autour de nous, à perte de vue, du vert. Les pousses tendres des rizières en terrasse, les palmes de l’arbre du voyageur, le reflet des cocotiers sur les cours d’eau. Et puis le rouge de la terre, les litchis chinois vendus sur les étals de fruits, les bananes jaunes en régime, les maisons sur pilotis, le ciel et ses nuages. J’ai adoré mon séjour là bas et je rêve d’y retourner pour découvrir les lémuriens, l’îlot paradisiaque de Sainte-Marie, les baobabs du coeur de l’île,, le rhum arrangé au gingembre, la végétation des réserves naturelles, Tulear où sévit le gang des voleurs de zébus.

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La salade de François à la thaï

Mon frère, qui aime les sandwichs aux chips, les tartines à la mayonnaise et les réglisses salés, est un fin cuisinier. Ça peut paraître étonnant, là, dit comme ça, mais je vous demande de me croire. Il cuisine super bien les plats thaï et depuis que j’ai goûté ce délices frais, piquant, et léger, je suis sous l’emprise d’un poulet. Il dicte mes semaines et me guide tel un GPS dans les rayonnages des supermarchés.

Bref, la salade de poulet aux herbes thaï j’en suis folle!

Si vous n’aimez pas la coriandre, ça peut être un problème pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup…(non pas que vous n’ayez pas le droit d’être libres et heureux d’être vous malgré tout, mais bon…). Je suppute que vous pouvez remplacer la coriandre par du basilic thaï ou du persil plat…jamais essayé cela dit…

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Salade de poulet thaï aux herbes folles

Pour 4 personnes

  • 500 g de filet de poulet, émincé finement
  • 2 oignons nouveaux émincés (les tiges aussi)
  • 3 c. s. de jus de citron vert
  • 3 c. s. de fish sauce
  • 1 c. s. de sucre roux
  • du piment rouge épépiné à volonté
  • 1/2 botte de menthe fraîche
  • 1/2 botte de coriandre fraîche
  • 3 poignées de cacahuètes grillées (à sec)
  • 2 poignées de riz parfumé, doré à sec dans une poêle.

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le riz grillé, c’est le méga plus de cette recette

Blanchir 5 minutes le poulet dans une casserole d’eau salée. Egoutter et réserver.

Dans un saladier, fondre le sucre dans le jus de citron. Ajouter la sauce de poisson et le piment.

Mélanger le poulet à la sauce. Réfrigérer.

Avant de servir, ajouter les herbes, les cacahuètes et le riz en mélangeant bien. Si, et je dis bien si, il vous reste quelques miettes de salade, servez la roulée dans des feuilles de laitue ou dans un rouleau d’été, avec un peu de carotte râpée. Un carnage!!!

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Malins les Malais!

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J’aime bien mélanger les amis. Tu prends un copine d’enfance, son mari que tu n’as jamais vu de ta vie, trois-quatre collègues, deux copines d’uni qui viennent avec des girlfriends, un gars croisé quelque part, une cousine, un frère, son chat. T’invites tout le monde à table et ça fait des dîners intéressants. Enfin, souvent. Parfois, ça démarre lentement. Parfois ça ne démarre pas du tout. Parfois tu te rends compte qu’il y avait une raison au fait que tu n’aies jamais croisé le mari de ta copine. Parfois aussi, les gens parlent avec une petite bouche en disant d’un ton pincé « je n’aimeû pas trop parler à des gens que je ne connaieû pas ».

Mais bon, souvent, c’est sympa. Le tout, c’est de détendre l’atmosphère. Un bon gag et hop c’est parti. J’ai une petite collection de souvenirs de soirées comme ça qui date de mon enfance. Mes parents avait la porte souvent ouverte et les gens arrivaient en vrac, dans le désordre, sans forcément se connaître. Pour l’anecdote, et parce que la spontanéité version no-plans-de-table c’est un truc de famille, je vous raconte en deux lignes qu’il paraît que mon grand-père maternel était du genre à préparer ses valises pour un séjour à la montagne avant de rencontrer un balayeur au coin de la rue. Le gars lui dit « Oh moi, j’adore le Tessin pour les vacances ». Et hop, mon grand-père change de cap, destination Locarno, le lac, les palmiers.

Ne pas trop s’en faire, ne pas planifier à outrance, savoir se laisser porter par l’instant, je trouve que c’est une assez jolie philosophie de vie. Alors pour les dîners où les gens ne se connaissent pas, c’est la même chose. Certains plats créent le contact, le dialogue. Ce sont des plats où on pose le tout sur la table et après les gens se débrouillent. On se passe les plats et en mettant ses gros doigts dans les même petits bols que les autres, on rigole et c’est sympa, la gêne s’envole.

Le poulet malais de ma mère a cette vocation là.

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Poulet Malais

Pour 6

Poulet:

  • 1 à 2 morceaux de poulet par personne (ou moitié poulet, moitié lapin). Genre cuisses, haut de cuisses ou un poulet entier débité en morceaux…
  • 4 échalotes émincées
  • 2 grosses gousse d’ail pelées et écrasées
  • 6 dl. de bouillon de poule
  • 1 verre de eau-lait de coco (mettre 150 grammes de noix de coco séchée et verser un verre d’eau bouillante dessus. Laisser refroidir et infuser. Filtrer et utiliser cette eau de coco. Jeter la pulpe)
  • 2,5 cuillères à soupe de poudre de curry fort
  • 4 cuillères à soupe de fish sauce
  • 4 cuillères à soupe de jus de citron
  • 2 cuillères à soupe de pâte d’anchois
  • 1 cuillère à soupe de sauce au piment (ou tabasco)

Accompagnement:

  • Du riz créole
  • Laitue finement coupée
  • Menthe fraîche ciselée
  • Pommes en dés
  • Tomates en dés
  • Dés de concombre
  • Rondelles de banane
  • Cacahuètes torréfiées à sec dans une poêle
  • Noix de coco séchée

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Dans une cocotte, faire bien rissoler la viande dans un tout petit peu d’huile. Ajouter l’ail et les échalotes. Ajouter le curry en poudre. Laisser blondir. Ajouter la pâte d’anchois, le bouillon, le jus de citron et la fish sauce. Mettre le couvercle sur la cocotte et laisser mijoter à feu doux pendant 45 minutes.

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Ajouter l’eau de coco et laisser mijoter sans le couvercle encore une petite demie-heure. (Moi j’aime quand le poulet se défait complètement et qu’il est super, super cuit. Si vous aimez moins cuit, vous pouvez retirer les morceaux de viande avant et laisser réduire avant de remettre le poulet).

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Mettre tous les accompagnements dans des petits bols. Servir le riz dans les assiettes, puis le poulet avec une ou deux louches de bouillon épicés. Ensuite, chaque invité se sert, à choix, du reste des accompagnements. Le goût? Chaque bouchée est différente des autres, il y a du cru et du cuit, du croquant et du fondant, du salé et du doux. C’est bon, quoi. Simplement.

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Viens-là poulet et fais-moi rêver!

C’est une recette spéciale Camille, ma demi-sœur. Sa favorite.

Il y a déjà fort, fort longtemps, nous partagions un immense appartement en colocation Camille, Sophie et moi. Puis Camille, Nathalie et moi. Et quelques amoureux. Un de ces lieux bénis, genre douce auberge espagnole, où régulièrement, nous partagions aussi un coin de table et le contenu du frigo. C’est à dire quand aucun des amoureux ne s’était servi auparavant (ha bon?!? Tu voulais finir le reste du dessert/la fin de la brique de lait/ le steak hors de prix?).

Du coup, chacune y allait de ses spécialités. Pour Sophie, c’était le dessert sans sucre. Du genre à se faire se retrousser les gencives. Nathalie était la reine de la salade diététique et composée. Camille, l’impératrice de la pizza. Moi, ma fois, j’aimais bien faire CE POULET!

Un poulet à la Jamie Oliver, qui grâce à l’ananas, transforme un plat tout simple en invitation au voyage.

Poulet à la Jamie, en cocotte

Pour 4

  • 1 poulet (le mien faisait 1kg200)
  • 5 cm de gingembre, pelé et râpé ou coupé en mini cubes
  • 2 cuillères à soupe de graines de fenouil écrasées
  • 5 poivrons de couleurs différentes, épépinés et coupés grossièrement
  • 1/2 botte de persil
  • 3 gros oignons jaunes, pelés et coupés grossièrement
  • 3 gousses d’ail, pelées et pressées
  • 1 piment rouge. Ou deux. Non épépinés pour une puissance maximum
  • 1 ananas, coupés en morceau. (si vous avez un mini budget, oui, vous pouvez le prendre en boîte, mais c’est dommage. Vraiment.)
  • 1 cuillère à soupe de sucre brun
  • 1 cuillère à soupe de vinaigre balsamic

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Dans une grosse cocotte, à froid, mettre, en vrac, poivrons, oignons, ail, piments, les graines de fenouil, l’ananas. Frotter et farcir le poulet avec le gingembre et le persil. Poser le poulet sur les légumes. Là, Jamie étant Jamie, il arrose le tout d’huile d’olive. Cet homme est un fada de l’huile d’olive. Misère les quantités. Mes cuisses capitonnent rien qu’à l’idée. Alors, moi, je m’abstiens de toute huile d’olive ici. Vous, vous faites comme vous voulez. Ajoutez un peu de sel et enfourner dans le four préchauffé à 200°C. Laisser cuire entre 90 et 120 minutes, selon la taille de votre poulet et la bonne volonté de votre four. Il faut que les cuisses se détachent facilement pour pouvoir dire que le poulet est cuit.

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Sortir la cocotte du four. Couper le poulet en morceau. Mixer la moitié des légumes/ananas avec le sucre et le vinaigre balsamic. Et un tout petit peu d’eau si nécessaire. La sauce est alors délicieuse et onctueuse, sans ajout de matière grasse.

Servir (avec du riz sauvage ou des tagliatelles fraîches par exemple) et fondre de bonheur!

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