Pesto Presto Subito

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Des pâtes au pesto en moins de vingt minutes, promis, c’est possible!

D’ailleurs tout est possible.

Exemple. Ambiance.

La nuit. Dehors, quelques sirènes, le bruit des voitures, un homme ulule. Dedans, la nuit…aussi. Pour que la lumière re-fût, point d’interrupteur. Trop simple. Il faut réaliser une chorégraphie bien étudiée. Car cela mes amis, c’est la joie du progrès, l’allégresse de l’optimisation de l’espace et des objets. En d’autres termes, bienvenue dans une rédaction de 2014.

Je vous explique. Le magazine pour lequel je travaille a investi depuis plusieurs bails, le troisième étage d’un bâtiment au centre ville de Lausanne. Un bien belle newsroom. Un openspéééééésse. Moderne, quoi. Pas de murs, des bureaux alignés collés-serrés les uns contre les autres, des panneaux par bruit en moquette rouge dressés entre eux. De ci, de là, quelques plantes vertes jaunies, des piles de feuilles et de livres qui forment des remparts. Des lampes à pieds, aussi, pour éclairer les travailleurs de l’ombre, ceux qui collent à leur clavier une fois le soleil couché.

C’est là que ça se corse. Pour une raison qui nous est encore inconnue, les penseurs du petit jour ont choisi d’imaginer que ces lampes fonctionnent comme des détecteurs de mouvement. Pour qu’elles s’allument, et surtout, qu’elles restent allumées, il faut bouger, créer une agitation. Or il n’y a guère de job plus statique que celui de journaliste-en-train-de-pondre-7000-signes-sur-son-mac. Donc, les lampes s’éteignent. Toutes les 15 minutes. Seule solution: se lever et se rasseoir, agiter vos bras au dessus de votre tête, secouer vos mains dans l’air. Dans la nuit. Jour. Nuit. Jour. Nuit.

Si le ridicule tue, vous êtes mort. Imaginez la rédaction qui clignote, avec en alternance des filles et des gars qui agitent leur bras au-dessus de leur têtes, comme mûs pas des spasmes silencieux. ça dure depuis des lustres (un lustre avec interrupteur…le bonheur), c’est absurde, mais c’est comme ça.

Comme les cabines téléphoniques en verre censées vous permettre de réaliser des interviews dans l’intimité mais qui résonnent tant que vos interlocuteurs vous demandent si vous les appelez depuis le petit-coin.

Il y a tant à raconter sur ces petites blagounettes du quotidien.

Heureusement, il y aura d’autres posts sur la vie tout à fait époustouflante des travailleurs Ringier.

L’heure est aux pâtes de l’impossible…

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Pasta Pesto Pronto Subito.

  • 240 gr. de pâtes
  • 45 gr. de rucola
  • 30 gr. de pignon
  • 10 gr. de noisettes
  • 50 gr. de parmesan
  • 1 belle gousse d’ail
  • 30 gr. d’huile d’olive
  • 4-5 c.s d’eau
  • Poivre
  • Sel seulement si nécessaire.

Commencer par faire bouillir de l’eau. Chauffer une poêle. Torréfier à sec les pignons et les noisettes. Les mettre dans le bol d’un mixer. Ajouter l’ail pelée et dégermée, le parmesan en gros morceaux, la rucola, l’huile d’0live, les cuillères à soupe d’eau. Mettre les pâtes dans l’eau le temps indiqué sur le paquet.

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Mixer les ingrédients du pesto. Ajouter de l’eau si besoin.

Egoutter les pâtes et mélanger avec le pesto.

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Ajouter peut-être un peu de ricotta. Ou des cubes de mozzarella. Ou des dés de tomates fraîches. Ou les trois.

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Top Chrono!

Savourer lentement 🙂

S’il vous reste du pesto, vous pouvez l’utiliser comme base sur une pizza, à tartiner dans un sandwich aux légumes, en croûte sur un filet de poulet grillé.

 

 

 

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