Le casse-tête du jardinier ou que faire des courgettes mutantes…

Une pizza avec une pâte en courgettes: la formule magique!

Il a beau pleuvoir tout ce qu’il peut, on ne peut décemment pas demander aux escargots de devenir boulimiques.

T’imagines, un escargot obèse, comme fait-il pour rentrer dans sa coquille?

Toi, quand tu ne fermes plus ton jeans que couchée sur le dos et en apnée, tu as toujours la possibilité de tenter ta chance en taille supérieur chez H&M ( et si possible en stretch ou en taille mama avec une liquette bien ample et sans vergogne). Mais l’escargot, lui, c’est la cata. Il rentre telle la limace chez sa mère, la coquille sous le bras, la corne défaite.

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t’sais quoi, c’est tzatziki day!

Dans le mas provençal des vacances, c’est la fiesta. Les cigales sont en forme, le mistral est tombé, elles se vengent avec intensité. Les enfants, eux, ont reçu des flûtes à bec, je ne vous dis pas la sérénade. Leur child band est du genre péruvien sous acide, si je pouvais, je m’enfoncerai deux pipeau bien profond dans le conduit auditif, pour échapper à la torture. Il doit d’agir d’une stratégie bien machiavélique pour me pousser dans la cuisine. Le mixer est mon allié, ici c’est tzatziki day!

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Tzatziki 

Portion smala nombreuse

  • 2 concombres
  • 2 gousses d’ail
  • 800 grammes de yoghourt grec ou de formage blanc nature
  • 1/2 petit verre d’huile
  • sel et poivre

Peler les concombres, les couper en deux dans la longueur et évider le centre. Après, râpe ma poule! Tout fin ou grossièrement, c’est comme tu veux! Mettre les concombres râpés dans une grosse passoire et saler. Laisser dégorger une demie-heure.

Presser les concombres entre ses mains pour les faire rendre un max d’eau. Réduire l’ail en purée, ajouter aux concombres. Vlan, le fromage blanc, l’huile!

Saler et poivrer. Pour une variante, on peut aussi rajouter de la menthe fraîche ciselée.

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Servir avec du pain frais ou grillé ou du pain libanais ou un pipeau. Je suis quasi sûre que ça les rend inutilisables 🙂

 

 

La salade de François à la thaï

Mon frère, qui aime les sandwichs aux chips, les tartines à la mayonnaise et les réglisses salés, est un fin cuisinier. Ça peut paraître étonnant, là, dit comme ça, mais je vous demande de me croire. Il cuisine super bien les plats thaï et depuis que j’ai goûté ce délices frais, piquant, et léger, je suis sous l’emprise d’un poulet. Il dicte mes semaines et me guide tel un GPS dans les rayonnages des supermarchés.

Bref, la salade de poulet aux herbes thaï j’en suis folle!

Si vous n’aimez pas la coriandre, ça peut être un problème pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup…(non pas que vous n’ayez pas le droit d’être libres et heureux d’être vous malgré tout, mais bon…). Je suppute que vous pouvez remplacer la coriandre par du basilic thaï ou du persil plat…jamais essayé cela dit…

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Salade de poulet thaï aux herbes folles

Pour 4 personnes

  • 500 g de filet de poulet, émincé finement
  • 2 oignons nouveaux émincés (les tiges aussi)
  • 3 c. s. de jus de citron vert
  • 3 c. s. de fish sauce
  • 1 c. s. de sucre roux
  • du piment rouge épépiné à volonté
  • 1/2 botte de menthe fraîche
  • 1/2 botte de coriandre fraîche
  • 3 poignées de cacahuètes grillées (à sec)
  • 2 poignées de riz parfumé, doré à sec dans une poêle.

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le riz grillé, c’est le méga plus de cette recette

Blanchir 5 minutes le poulet dans une casserole d’eau salée. Egoutter et réserver.

Dans un saladier, fondre le sucre dans le jus de citron. Ajouter la sauce de poisson et le piment.

Mélanger le poulet à la sauce. Réfrigérer.

Avant de servir, ajouter les herbes, les cacahuètes et le riz en mélangeant bien. Si, et je dis bien si, il vous reste quelques miettes de salade, servez la roulée dans des feuilles de laitue ou dans un rouleau d’été, avec un peu de carotte râpée. Un carnage!!!

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cheesecake version crème brûlée

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Le susucre de mon enfance, c’est le lait condensé.

A chaque fois que mes parents nous emmenaient, mon frère et moi, en randonnée, à pieds ou à peaux de phoques, mon père avait toujours dans son sac un tube de lait condensé sucré. Initialement, j’imagine que c’était pour éviter l’hypoglycémie ou pour le café du matin après une nuit en cabane. Il faudrait lui demander. Quoi qu’il en soit, ce tube désormais mythique (bleu clair, logo d’une tasse rouge à pois blanche) est très rapidement devenu un incontournable, un prérequis obligatoire à chaque balade. Je vois encore mon père m’appâter tel un âne récalcitrant: « au prochain virage, au prochain sapin, à la prochaine fontaine, tu auras droit à une gorgée de lait condensé ». Au risque d’y perdre un peu de dignité, autant vous dire tout de suite que ça marchait. Ehh oui, ventre sur patte sur c’est moi.

Depuis, le lait condensé, c’est le remontant nostalgique. Encore un effort et le réconfort. Cette saveur-là, sera toujours liée à mes parents, à la nature, à ces sapins qui semblent si loins, cette cabane inaccessible, qu’à coup de gorgées lactées on atteint enfin.

Si le lait condensé, c’était l’arme de mon père, ma mère avait un cheesecake en guise de carottes. (Ceux qui disent qu’une carotte tout court aurait peut-être suffit, ne m’ont pas eu comme fille). Pour me féliciter, me réconforter, me gâter, elle m’achetait parfois un cheesecake helvétique, presque une mousse acidulée et humide sur une pâte molle. C’est bon, mais assez éloigné du cheesecake que l’on connait aujoud’hui et que l’on trouve partout aux Etats-Unis.

Dans cette version, crème brûlée, pas de coulis de fruits ou de gelée de citron. Le dessus du cake est recouvert d’une fine pellicule de sucre caramélisée au chalumeau. Si vous n’avez pas de chalumeau, laissez tomber. Manger le cheesecake, tel quel, sans topping. Ou recouvrez-le d’un petit coulis de fruits rouges. Ce sera meilleur. Le sucre caramélisé ne sert qu’à rajouter une texture craquante au moelleux, le goût sucré n’amène rien.

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Cheesecake, version crème brûlée

Pour la pâte:

  • 150 g de biscuits petits-beurre concassés assez finement
  • 70 g de beurre fondu
  • 1 pincée de sel
  • 20 g de sucre semoule

Préchauffer le four à 180 °C. Dans un bol, mélanger du bout de vos doigts les petits-beurre concassés (vous pouvez les passer au mixer quelques secondes si vous voulez), le beurre fondu, le sel et le sucre.

Tasser ce mélange dans le fond d’un plat rectangulaire (ou un moule à manqué rond, mais c’est moins original) chemisé de papier sulfurisé. Laisser le papier remonter sur les bords du moule. Vous vous remercierez au moment du démoulage.

Enfourner pour 10 minutes dans le four préchauffé. Sortir le plat du four et réserver.

Pour le cheese-cake:

  • 150 g de sucre semoule
  • 20 g de farine fleur
  • 450 g de Philadelphia (ou d’un formage à la crème nature et riche)
  • 100 g de crème aigre
  • 100 g de crème fraîche
  • les graines d’une gousse de vanille
  • 4 œufs

    Mélanger le sucre et la farine dans un saladier. Ajouter le Philadelphia, la crème aigre, la crème fraîche et les graines de vanille et mélanger à l’aide d’une spatule. Avec un fouet électrique, vitesse basse, transformer la masse en crème. Ajouter les œufs, un à un, et mélanger juste assez pour les incorporer, sans trop travailler le mélange.Verser le mélange sur le fond de pâte. Déposer ce plat dans une plaque du four à rebord haut et verser dans cette dernière de l’eau bouillante sur 2 cm de hauteur. Enfourner pour environ 45 min. La crème doit être tremblotante. Eteindre le four et laisser le cheese-cake dedans pendant 10 minutes. Sortir du four et laisser refroidir.

Pour la crème brûlée:

  • 6 cuillères à soupe de sucre.

Juste avant de servir, recouvrir la surface du cheese-cake avec le sucre fin restant. Démouler délicatement en s’aidant du papier sulfurisé. Couper le cheese-cake en portions carrées. A l’aide d’un chalumeau, caraméliser le sucre.

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Bouchée acidulée

On dirait un peu une chanson pour marmots.

Dans mon panier de marché, il y a: des abricots, des pastèques, du melon. 1-euro-le-fruit-rond. Il y a aussi, des tomates, des pêches plates, des salades, des chipirons, du poisson, du saucisson. 50-euros-les-trois-bâtons. En bons touristes un peu c… on s’est fait avoir par la faconde de la marchande et hop, passez ponpon les carillons, la caisse s’est ouverte.

De retour dans la cuisine, à l’heure où les sirènes de l’apéro ululent, il en est resté ceci: une bouchée acidulée, inspirée du ananas-bacon américain ou de notre classique pruneau-poitrine.

Peuchère, on n’en est pas peu fier!

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Abricots, miel, romarin du jardin, bacon

Pour 20 bouchées

  • 10 abricots (si possible mûr mais pas explosés. Vous voyez comment…)
  • 20 -30 tranches de bacon à griller
  • un peu de miel
  • quelques brins de romarin
  • poivre

Couper l’abricot en deux, ôter le noyaux. Dans le creux du fruit, dépose ½ cuillère à thé de miel, quelques feuilles de thym, un peu de poivre.

Ensuite, emmailloter le demi-abricot dans le lard, en serrant bien. Utiliser un peu plus de bacon si nécessaire.

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Dans une poêle bien chaude, à sec, faire griller les abricots au lard sur toutes les faces, pendant quelques minutes. Of course, si comme nous, (frime estivale), vous avez à disposition une plancha, faites-vous plaisir!

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Le cochon qui aimait les pignons

Ça y est, c’est les vacances. Comme promis, ça cricrisse sous les pins, ça sent la lavande et le laurier, la piscine est salée, les enfants surfent sur un crocodile gonflable prénommé Gonzague  (d’ailleurs entre dauphins, crocos et petits marsouins, la piscine fait plus zoo que plan d’eau).

Aldebert (le chanteur) beugle ses enfantillages sur l’enceinte portable, ma robe turquoise est assortie à l’aqua du bassin et si on continue à ce rythme avec la pétanque, on pourra bientôt concurrencer les vieux de la vieille sur la place du village de Lambesc.

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Bref, l’heure est à la félicité provençale.

Sauf pour le cochon. Lui, et c’est rare que ce soit le cas le reste de l’année, est une bête traquée. Il couine de peur quelque part, devant notre frénésie. D’habitude , je lui préfère l’agneau, ciblé pour ses côtelettes, le boeuf visé pour son burger, le poulet, cruellement émincé. Mais l’été, c’est chasse ouverte sur le goret. La saucisse est reine! D’ailleurs, même les enfants se sont joints au thème, ils enchaînent les cochons pendus.

Alors pour varier de la saucisse qui carbonise sur le grill (Sylvain, lâche ton pastis, y a urgence sur la braise!), je vais vous raconter l’histoire-recette du cochon qui aimait les pignons.

Il était une fois, donc porky, version vintage. Un porc vieux comme le monde, une recette que devait sans doute s’échanger nos aïeules vêtues de peaux de bête ou, plus récemment, nos grands-mères, en chanel old school. Le roulé de porc, je pense que ce sera le nouveau vitello tonnato des soirées d’été. Je suis tombée sur cette recette dans un tout vieux livre de cuisine de ma grand-maman Simone. Annoté de sa petite écriture précise, elle commentait tous les délices. « Un peu sec, à dit Jacques », « Délicieux, servi avec des asperges ». J’adore. C’est comme si elle me racontait encore ses soirées.

Ce porc là, donc a été un peu customisé. A la place des amandes, j’ai mis des pignons. La prochaine fois, je tenterai les pistaches. La ricotta c’est pour que cochonou allie douceur et moelleux. Il était une fois….

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Le roulé de porc aux pignons, basilic, ricotta:

Pour 6 à 8 personnes (ça dépend qui vous avez à table, dirait ma grand-mère. Le surnom de mon père ado: « Ochsner », une célèbre marque de poubelle)

  • 680 g de filet de porc, coupé en portefeuille (vous pouvez aussi prendre de l’échine ou de la palette. Et demander au gentil boucher, en battant des cils, de vous l’aplatir)
  • 140 g de chair à saucisse. (il faut la sortir du boyau. C’est pas ragoutant, je vous l’accorde, mais vous, au moins, n’aurez pas eu à occire la bestiole)
  • 60 g de ricotta
  • 1,5 tranche de pain de mie trempé dans du lait
  • 1 bouquet de basilic
  • 2 oignons nouveaux
  • 1 gousse d’ail
  • 20 g de pignons de pin grillés
  • sel et poivre.

Une petite marinade: le zeste de ½ citron, 3 c. s. d’huile d’olive, sel et poivre, 1 c. c. de piment en poudre.

Préchauffer le four à 200 °C. S’éponger le front, parce que si comme moi, vous faites ça par 30°C, faut être motivé ou cuisinier sous une couverture par feu tout à fait sexy!

Etaler le porc, saler (un peu) et poivrer sur toutes les faces. Mixer en pesto fin le basilic, les oignons nouveaux, l’ail, les pignons et la ricotta. Ajouter la chair à saucisse et le pain de mie essoré. Assaisonner et mixer à nouveau, sans trop insister.

Etaler la farce sur le filet de porc. A bas la sécheresse: soyez généreux! Monsieur Porc aime que ça jute. (aucune allusion graveleuse à lire ici, s’il vous plaît, il y a des mirettes innocentes qui nous lisent peut-être). Rouler le filet et ficeler le petit rôti, et c’est parti mon kiki.

Badigeonner le roulé avec la marinade, le mettre dans un plat et enfourner pour 1 h 30. Arroser aussi souvent que possible avec le jus de viande. Vérifier que personne ne regarde et goûter. Alors? C’est pas ultra bon, ou quoi?!?

Eteindre le four et laisser le rôti reposer 15 minutes, porte du four fermée.

Servir froid, en tranches fines. Et là, c’est le retour de la grand-mère qui sommeille en moi sous mes racines pas encore grises, je suis retombée sur un couteau électrique délicieusement ringard en plastique rouge. Et c’est le top pour trancher finement ce roulé de porc!

 

 

Frigo…survie mission 1

Ça commence comme une mission survie. T’es en pyjama. A étoiles mauves. Digne, quoi. T’as le cheveu plat. Et gras. Pardon pour le détail. T’as tes lunettes. Celles qui font fonds de chopes (ainsi font font font). T’es bizarre. Ça fait des heures que tu essaies de pondre le début d’un texte mais ça pourrait tout aussi bien faire des jours et quand tu te parles à voix haute pour te dire « non, mais non, mais non, b…, c’est mauvais, trop mauvais, écrit avec le dos du pied gauche », ta voix est rauque. Tu mesures le temps écoulé depuis que tu as vu un autre membre de la race humaine.

Et soudain tout s’illumine. T’es bizarre parce que t’as faimmmmmm! Mais bon sang, oui, c’est ça! Le truc, c’est que le frigo est vide. Et rapport au délabrement de ton apparence physique, la possibilité de sortir est réduite.

Petit tour par le frigo. Humpffffff.

Mission 1: survivre avec des restes.

La recette qui suit peut donc s’improviser avec vos restes à vous. (Et vous n’avez pas besoin de porter un pyjama à étoiles mauves pour la réussir). Adapter, c’est le mot clé.

Oeufs en cocotte:

Pour 2 cocottes

  •  4 oeufs
  • Un peu de fromage râpé. Genre 1 cuillère à soupe par ramequin.
  • 1 tomate (même fripée…) coupée en dés
  • 1/2 oignon (ici un oignon nouveau), émincé fin
  • 1/2 poivron ou courgette, en petits dés
  • 4 cuillères à soupe de crème, ou de crème aigre ou de lait
  • sel et poivre ou sauce pimentée
  • (si vous avez du bacon grillé ou du jambon: go go go!)
  • (si vous avez de la ciboulette ou du persil ou de la coriandre, idem, go go go!)

 

Préchauffer le four avant de commencer. Genre à 190°C. Faire bouillir de l’eau dans une bouilloire. Beurrer deux ramequins. Répartir dans les deux ramequins, les légumes, la crème et les oeufs. Vous pouvez choisir de les laisser entier ou les mélanger, style omelette. J’aime mieux la variante 1 (mais cette fois, rapport au fait que j’ai cassé les oeufs car, oui, c’était une toute bonne journée, j’ai opté pour la version 2) . Ajouter le fromage.

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Poivrer, saler (attention, ne pas trop saler s’il y a du fromage ou du bacon).

Dans un plat allant au four, mettre les deux petits ramequins, verser environ deux centimètres d’eau bouillie dans le plat pour une cuisson au bain-marie (franchement, en toute honnêteté, vous pouvez aussi vous la jouer free style et zapper le bain-marie et mettre un couvercle sur les ramequins et hop… mais c’est plus fondant au bain-marie…à vous de voir).

Laisser cuire une petite quinzaine de minutes, le temps que le blanc soit pris.

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Hop, c’est fini. Entre temps, vus aurez peut-être eu le temps de vous doucher et de vous habiller. Pas sûr…