Je suis de retour. Le cabillaud, sauce vierge tomates-courgettes, aussi!

Pavé de cabillaud grillé, sauce vierge tomates vertes et courgettes jaunes, noix de coco rôtie

Je sais, vous n’y croyiez plus. Moi non plus pour être honnête. A ce stade, je ne savais même plus comment revenir. Un peu comme cette pub où le type rentre de vacances et ne se rappelle plus ni son pin ni son puk: tous le mot de passes effacés, comme un château de sable par une grosse vague. Le dernier article de la pipelette affamée date du mois de mai: vous vous doutez bien que mes vacances n’ont pas autant duré. Que s’est-il passé? Rien. Tant de choses. Une certaine lassitude. L’envie d’aller tremper mes orteils dans le Léman plutôt que de taper mes recettes sur un ordinateur. Préférer manger chaud, ou froid, ou tempéré, mais manger, sans attendre la photo, l’installation sexy, la serviette à peine froissée qui fera la photo séduisante. L’envie de vivre, de cuisiner, de dresser mon assiette, de parler à mon amoureux, sans raconter, sublimer, écrire, vanter.

Une pause, donc. Bienvenue. Elle est finie, me revoilà, me revoilou.

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Smörgåstårta: le gâteau sandwich qui te veut du bien

Saumon, bon, crevettes, bon, radis, bon, concombre, bon, pain bon….bref que du bon, en tranches

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Ma copine Sandra est une marrante. Chacun de ses anniversaires a un concept bien précis. Il y a eu atelier cuisine indienne, une soirée déguisée « le plus mieux bien des années huitante à aujourd’hui » et le very best de la soirée canadienne, le dernier en date, une soirée où, en son honneur, tout ce que l’on sortait de notre sac devait commencer par la lettre S. Je peux vous dire qu’il y a eu orgie de sushis et de salami. Le sauvignon a coulé à flot et bizarrement, on n’a même pas bu de spritz.

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Filet de féra et sauce à l’orange

un poisson, une orange: on dirait le début d’une histoire

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C’est mon centième post sur ce blog. Un chiffre rond, un vrai anniversaire!

Et pourtant, vous allez trouvez que je triche. Et vous n’aurez pas tort. J’avoue: j’ai déjà posté cette recette de sauce à l’orange. Mais ce n’est pas exactement la même. Parce que je cuisine plutôt au feeling et en fonction de ce que j’ai sous la main. Du coup, ce millésime de sauce est encore inédit. Dingue donc! Et puis de toute façon, cela fait désormais partie de ma nouvelle philosophie de vie. Non pas tricher (quoique), mais utiliser à bon escient ce qu’on possède déjà.

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Des rillettes sans rouflaquettes

Une entrée efficace: y a même la vodka avec!

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A l’avenue de Cour, à Lausanne, il y a désormais aussi une poissonnerie. Après le boucher magique et ses pâtés d’une autre galaxie, après le boulanger et ses pains à burgers foufoufou, après la poste où la dame est si hostile que c’est un talent en soi, après le poste de police où le type tape votre plainte avec deux index sinon c’est trop, après le restaurant indien dont on ignore comment il tourne ce qui alimente les rumeurs les plus étranges, après la coop qu’un décorateur d’intérieur maléfique à transformé en labyrinthe, après la fromagerie où Pierre le fromager aime manger son assortiment lichette après lichette, c’est au tour des poissons du lac de faire leur apparition. Moi je vous le dis: à l’avenue de cour on rigole! C’est comme un village au coeur de la ville. J’adooooore.

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C’est qui? C’est viche :-))

Ceviche de cabillaud
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On est en 2015, j’ai le droit de recommencer les gags nuls.
A propos de vanne pourrie, pendant les vacances, je me suis refait l’intégrale des Grey’s Anatomy. Moi, un duvet, mes chaussettes en pilou, une tasse de thé, une bougie et une pile de mouchoirs indécentes: le nirvana. Au niveau de la glamouritude, on flirte pas encore avec le sommet mais s’il n’y a pas quelques avantages à être célibataire, je veux être remboursée. Vous pigez pas encore le lien (mais je vous le promet, il y en a un). Dans un épisodes de la saison je ne sais plus combien, arrive au Seattle Grace une fille qui est passée sous son jet ski (à ne pas reproduire chez soi, ça a l’air de faire assez mal). La fille ressemble à un hâchis parmentier et ces s… d’internes la baptisent illico ceviche. Ça m’a fait rire.
Et surtout, ça m’a donné une puissante envie de poisson cru (pas de fille en steak hâché hein) pour mon repas de nouvel an. J’ai pinteresté le truc histoire de voir ce qui se faisait au royaume de l’écaille crue et j’ai pondu cette chose sans doute un peu hybride mais franchement tout à fait satisfaisante.

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Un Prince, deux manants: je vous apporterai des oranges

Une sauce à l’orange de derrière les fagots!

On m’a envoyé récemment une carte postale assez marrante de Berlin (Merci Caroline!). Sur le devant, un crapaud. En tournant une petite roue en carton sur le côté de la carte, celle-ci change d’illustration et laisse apparaître un prince. En guise de légende:

Man muss viele Frösche küssen, um seinen Prinzen zu finden.

Laisser moi confesser ici, que j’ai embrassé mon lot de crapauds mais point encore croisé de Prince. Y avait dans le lot, certes, quelques wanna be royauté, deux-trois chevaliers mais le King, lui, est encore aux abonnés absents. (J’en profite pour faire passer ce message perso: si vous connaissez mon Prince, voire même un Manant, un peu rigolo et pas trop nevrosé, je suis preneuse. La bonne fée entremetteuse recevra des goodies, promis!).

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Le cocktail de crevettes nouvelle version

J’aime bien les verrines. Super, me direz-vous. Grand bien te fasse. Je dis ça parce que y a un temps, il me semble, les verrines, c’était un peu une obsession. Comme les cuillères gourmandes à l’apéro. Maintenant, c’est déjà un peu rétro, passé. Mais ce qui reste, c’est l’effet, ce côté élégant qu’a le verre où on découvre en transparence les couleurs par couches. C’est un peu l’anti cache-misère. Le hic, c’est qu’il faut que le verre et son contenu donne une impression bien propre. Genre si t’as des gros doigts et une tendance goret, je déconseille (non, non je ne citerai pas de nom, inutile d’insister).

Le truc dans une verrine, c’est qu’il faut de la couleur et des textures différentes.

Cette recette est excellente avec de la mangue en hiver et sans le concombre mais avec une pomme verte type granny smith à la place. Mais vu qu’on est en juin et que c’est dommage pour la mangue d’avoir à traverser tous ces océans alors que la nectarine habite si près, j’ai opté pour la douceur acidulée de ce fruit de saison.

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Verrine de crevettes:

Pour 6 grosses verrines d’entrées

  • 6 cm de concombre épépiné et pelé, coupé en mini dés
  • 1 avocat en petits dés, citronné
  • 1 nectarine coupée en petits dés (t’imagine bien qu’il faut enlever le noyau mais tu peux laisser la peau)
  • Environ 200 gr. de crevettes cuites décortiqués (la version en plus gros des crevettes cocktail)
  • 1 petite cuillère à soupe de mayonnaise
  • 2 cuillères à café de siracha (sauce piment)
  • 2 cuillères à soupe de fish sauce (spécial François et notre défunt magasin Tan Tan: « touyour touyour fish sauce »)
  • 1 cuillère à soupe d’huile d’argan
  • Le jus d’un demi-citron vert
  • Quelques pluches de coriandre
  • Un peu de pavot pour la déco

Mélanger la sauce dans un petit bol, en commençant par la mayo, l’huile, le siracha. Ajouter la fish sauce et le citron. Dans un plus grand bol, mélanger le concombre, l’avocat et la nectarine, ajouter les crevettes (en réserver 6 pour la déco). Ajouter la sauce. Goûter et rectifier. Saler si besoin avec un peu plus de fish sauce. Ajouter la coriandre.

Dresser délicatement dans les verrines (un verre à vin fait tout à fait l’affaire), et saupoudrer avec quelques grains de pavot. Ajouter une crevette pour le look.

Garder au frais jusqu’au moment de servir.

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C’est pour mieux te gober, mon enfant…Mouhahhhahha

Petite, mon grand-père, tout finaud, m’a montré comment gober des fraises. Hop, tu prends la fraise, hop, tu la trempes dans le sucre, hop, tu la portes à ta bouche et hop, tu gobes. D’un coup. Mon grand-père, tout finaud disais-je, me montre le truc avec une fraise. Une petite. Boucho-adaptée. Le malheureux avait oublié un détail. Je suis gourmande. J’ai donc sélectionné la plus grosse fraise du panier, copieusement sucrée, puis gobé. Hélas, c’est là qu’est l’os. Bien trop volumineuse, j’ai manqué la Georgebushisation version bretzel, et me suis étranglée. Mon grand-père s’est donc retrouvé crépi de fragments de fraises, du plus bel effet. Mais dans la famille grande-bouche, je demande le frère. Mon frérot est champion du monde du gobage de flans au caramel. Si je me souviens bien, son record c’est du genre 17 flans. Non, je ne suis pas de Marseille, mais la gare avant.

Sans transition, ou presque, je vous propose la recette des bouchées au saumon à l’aneth. Ceux qui ont une mini-bouche s’abstiendront. Les autres les serviront à l’apéro. Félicité garantie.

Bouchées au saumon et aneth

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Pour 24 mini croustades

  • 1 boîte de 24 mini croustades (oui, hein sinon pourquoi 24 et pas 31!?!). On les trouve à l’épicerie d’Ikea et elles sont top pour les mises en bouche salées.
  • 1 pavé de saumon cru (270gr)
  • 60 gr. de saumon fumé
  • 20 gr. de beurre ramolli (ou passé 20 secondes au micro-ondes. J’aime pas attendre)
  • 60 gr. de Philadelphia (j’ai pris la version light).
  • 1 oignon nouveau, ciselé
  • 1 cs. de crème aigre
  • 1 cs.de graavelax sauce, une moutarde sucrée à l’aneth. On la trouve aussi chez Ikea (‘sont trop fort ces Suédois. Go Ingmaar!) Si vous n’en avez oas, mettez une cuillère à café de moutarde douce et une bonne pincée de sucre.
  • 1/2 botte d’aneth fraiche émincée finement
  • sel et poivre, et une cuillère à soupe de baies rose écrasées
  • Le jus d’un demi-citron. Ou plus si vous préférez
  • Pour la déco, un brin d’aneth, ou, encore plus chic, quelques oeufs de saumon

Cuire le saumon cru à la vapeur, pour qu’il soit rosé à coeur. Laisser refroidir et émietter. Emincer le saumon fumé en petit dés ou lanières. Mélanger le beurre ramolli et le philadelphia et la crème aigre et le graavelax. Ajouter ce mélange aux poissons. Ajouter l’oignon nouveau, l’aneth. Ajouter le citron, saler et poivrer, ajouter les baies roses. Goûter et rectifier l’assaisonnement.

Ce mélange peut être fait la veille et réfrigéré mais les bouchées ne doivent être montées qu’à la dernière minute sinon elles deviennent molles. Si vous voulez servir les croustades bien avant, déposer un morceau de feuille de salade, iceberg par exemple, super sèche, au fond de la croustade avant d’y mettre une cuillère de farce. Décorer avec un brin d’aneth et/ou quelques oeufs de poisson.

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