Madeleine madeleine

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C’est quoi votre madeleine de Proust ?

Le truc qui vous rappelle votre enfance ?

J’en ai tellement. L’odeur de la rosée sur l’herbe quand on sortait de la tente au petit jour, en juillet dans les camps de scouts. La térébentine de l’atelier de ma maman. Le métal juste fraisé que je balayais contre un petit sous dans l’entreprise de mécanique de précision de mon grand-père. L’odeur mi-poussière mi-mystère des coussins en kilims sur les canapés du salon. Les coussinets des pattes de mon chat. La tarte aux pommes / café au lait du mercredi après-midi. La boîte de crème bleue nivea de grand-maman Simone. Le parfum cabotine, mon very first. Les stencils distribués en première année par ma maîtresse à la petite école. White linen d’Estée Lauder dans le cou de ma mère. La saccoche en cuir des dossiers de mon père. Le futon en paille de mon frère dans sa chambre d’ado.

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Un peu d’Inde dans vos patates

Des galettes pommes de terre chou rouge

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J’aime pas trop les modes d’emploi, les instructions, les règlements, les code de conduite, les directives. Toutes ces choses qui retardent l’action et le jeu. Ma devise, bien trop souvent: « Fonce et réfléchis plus tard. Une fois dans le mur. Quand l’empreinte cartoonesque de ton corps a laissé des traces dans le crépis neuf.

Si sur le papier, ce trait de caractère peut faire créative, dans la vraie vie, c’est un challenge. Une existence d’aventures et de surprises.

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Des lasagnes moches. Mais bonnes. Ne pas se fier aux apparences.

Lasagnes aux topinambours, citron et mascarpone

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C’est toujours la même chose, cette histoire d’apparence. Ce truc universel qui concerne aussi bien les filles ravissantes que les ragoûts en sauce.

Alors parfois, il faut savoir dire stop et sortir vêtue d’un sac ou photographier, à l’iphone sous lampe halogène, une lasagne flasque mais goûtue.

Que les esthètes me pardonnent.

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La salade tiède carottes céleri

Une salade un rien orientale à savourer tiède

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Un peu comme la vengeance qui, elle, se mange froide.

Ou le coup de honte qui se déguste brûlant, à même les joues.

Dans le cadre de ma noble profession et eu égard à une personnalité, dirons-nous, lééééégèrement impulsive, il m’arrive souvent de souhaiter que la terre s’ouvre sous mes pieds pour m’avaler entière jusqu’à la fin des temps. Mon visage porte alors les stigmates écarlates de l’intense mortification.

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La Chandeleur. En retard. Dans l’esprit y a pas de jours pour manger des crêpes

Une crêpe cresson-saumon passque c’est rude bon (à lire avec l’accent du gros de vaud pour plus d’authenticité)

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Mon pauvre ami, de celle-là tu me donneras des nouvelles! Déjà les crêpes, c’est le truc régressif par excellence. Un lancé de poêle et t’es dans Petzi, la pile de crêpes à la confiotte, Riki le pélican et son bec sans fond (imaginez les tréfonds de ma mémoire: sérieusement, j’ai dû chercher sur wikipedia le nom du pélican. J’ai honte).

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Top Chef c’est reparti: le plateau télé pas compliqué aussi

Quinoa et kale: ça ressemble à un truc santé, mais en bon…

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Depuis quelques saisons, l’émission top chef se regarde en communauté sur mon canapé. En gros, c’est un prétexte pour s’affaler entre amis, déguster des petits trucs et commenter ce qu’on voit sur le pas-si-petit-écran. Il y a ceux qui sont pour le surexcité, contre la geignarde, pour le beau-mais-sans-sa-mèche, et vice-versa. 2015 débute à peine et hop, on s’y remet. Ça fait bizarre d’avoir de nouveaux acteurs, alors mieux vaut avoir un petit soutien moral pour digérer tant de changements. Exit nos chefs habituels, bienvenue à la voix of, qu’on exècre déjà.

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L’épisode du pyjama à étoiles pour fêter les 1 an de ce blog

Ah oui, et aussi, un tajine d’agneau aux cardons. Avec du safran et des raisins secs.

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L’agneau, ses petits poils tout doux, ses yeux innocents, cette naiveté attendrissante. C’est si joli. C’est si bon surtout.

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Dans le genre cruauté cynique, mon oncle Eric qui avait une incroyable maison perchée à la Tour de Gourze, nous faisait toujours mourir de rire avec ses aventures estivales. Sur les talus de sa propriété broutaient, insouciants, quelques moutons qu’il avait surnommé gigot, méchoui, côtelettes….

C’était sympa. On connaissait leur futur. Pas d’hésitations, pas de pronostics, de craintes et d’espoirs sur ce qu’ils allaient faire de leur vie: changer de job, tomber amoureux, déménager…Nan, eux, leur prénom les avaient prédestinés…Parfois je me dis c’est plus simple. En même temps, je m’appelle Marie et je suis loin d’être une sainte.

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