La pomme au four de mon enfance

 

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Quand j’étais petite, le mercredi après-midi était réservé à mes grands-parents maternels. Plus tard, au gymnase, je me rappelle longer la haie du jardin et entendre le son familier du râteau. Mon grand-père était là, il faisait un sort aux feuilles mortes du jardin, tout allait bien dans mon monde. A l’intérieur, ma mère préparait le café au lait et le thé qui accompagnaient immuablement la tarte aux pommes (aux poires quand VRAIMENT on était dans le jour de tous les possibles).

Sauf que des fois, mon frère et moi on les voyait aussi chez eux, à Pully. Et alors là, allez savoir pourquoi, les aléas de la géographie sûrement ou une sombre histoire de latitudes sans doute, je n’ai aucun souvenir d’avoir jamais mangé une tarte aux pommes. Non, à Pully, c’était pommes au four.

Alors ici, en l’honneur de ma Grema (une abréviation enfantine et complètement phonétique de Grand’ma), la recette des pommes au four, un peu customisée. Je suis sûre qu’elle me pardonnera.

 

Pommes au four:

  • 2 pommes, évidées et pelées en alternance
  • 3 noix de beurre
  • 4-5 grosses cuillères de gelée de coing (mais ça marche aussi très bien avec framboises, fruits rouge ou même abricot)
  • 4 cuillères à soupe de noix de pécan concassées (ou de l’amande moulue)
  • 1 cuillère à soupe de sirop d’érable (ou, à défaut, du sucre)
  • 1 petit verre de vin blanc
  • 2 cuillères à soupe d’eau

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Beurrer un plat allant au four. Poser les pommes dedans. Remplir les pommes évidées avec les noix de pécan, le beurre, et la confiture. Le principe, c’est que tout ce qui ne rentre pas dans le trou, finit dans le plat. Ajouter le rab’ de beurre sur les pommes en écrasant un peu avec les doigts. Verser le sirop d’érable, l’eau et le vin dans le plat, mélanger pour la forme.

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Vous noterez que là, les pommes sont recouvertes de crème. Oui, c'est ultra cochon, mais il en restait dans un pot et faut pas gâcher. Vous aussi, vous pouvez rajouter une ou deux cuillère de crème double. Sisi, vous pouvez...

Enfourner dans le four préchauffé à 200°C pendant une demi-heure, le temps que la pomme soit confite. Pendant la cuisson, on peut de temps en temps arroser les pommes avec le jus. Ça donne aussi l’occasion de lécher la cuillère et de se réjouir vigoureusement de ce qui va suivre!

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Mmmmmmh, yummy!

 

 

Virée au Nouveau Mexique

 

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L’été dernier, je suis allée rendre visite pour la première fois à la cousine de ma mère, en Californie. Elle s’appelle Jackie et sa chaleur est sans limite. Elle a un  rire tonitruant et vous hug comme personne. Elle vit avec son mari Jerry, un ours au cœur de miel, au bout d’une route de terre battue, dans des collines en montagnes russes, en Californie.

Par mail, avant notre arrivée, elle avait chargé sa fille Denise de me faire dresser une liste de toutes les choses que je voulais absolument goûter. Parce que vous voyez, chez Jackie, on ne meurt pas de faim. Du genre, table d’hôte de Gargantua. Au menu? Tout, en mieux. Et, surtout, des délices épicés inspirés par le Nouveau Mexique.

Ici, je pense souvent à Jackie. A Jerry et Denise et aussi à Renee, la soeur de Denise. Je me souviens de ces repas d’exception.

Qui a dit « arrosés de Margarita »? Qui? On ne cafte pas sur ce blog!

La recette pour se sentir comme au ranch à Ukiah, avec les légumes qu’on trouve à la Migros de Lausanne

Les tortillas au chiles rellenos

(pour 2 / 3 /4  mangeurs )

Pour les chiles rellenos:

  • 6 mini poivrons (ou 3 poivrons paprika doux)
  • Du Fontal (1 /3 de paquet: je suis gourde, j’ai oublié de peser le truc: Ouuuups!)
  • 2 oeufs
  • Un pincée de sel

Préchauffer le four à 250 degré. Une fois la chaleur atteinte, enfourner les poivrons entiers et les laisser noircir et griller afin de pouvoir enlever la peau. Les sortir du four, les peler (Ce qui est chic, c’est que ça vous brûle tellement la peau des doigts que vous n’avez plus d’empreinte si vous voulez vous lancer dans une carrière de criminel). Couper le chapeau et évider délicatement les grains. Si Vous les déchirez, ce n’est pas si grave. Les farcir avec des bâtonnets de Fontal.

Battre les blancs d’oeufs en neige ultra ferme avec la pincée de sel. Ajouter les jaunes d’œufs au mélange pour obtenir une omelette très mousseuse.

Dans la poêle, faire chauffer de l’huile, déposer deux cuillères à soupe d’omelette et ensuite le poivron farci. Former ensuite un beignet en roulant délicatement l’omelette autour du poivron. C’est un coup à prendre, pas de panique.

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A la fin, ça donne ça:

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Et ensuite, on les égoutte sur du papier absorbant et on réserve.

On prépare ensuite une série d’accompagnements:

  • Une salsa: tomates épépinées et taillées en mini dés, oignons émincés fin, coriandre, piments, le tout arrosé de citron vert.
  • Salade Iceberg ou laitue découpée
  • Avocat en tranches, citronné
  • Oignon vert ciselé
  • Coriandre fraîche
  • Un peu de crème aigre éventuellement

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On peut re-passer les chiles à la poêle à sec pour les réchauffer, ou encore mieux, les passer quelques secondes au micro-onde. Après on met tout sur la table et on sert dans des tortillas chaudes.

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Bon appétit.

« Enjoy » comme dirait Jackie.

« Slurp » fit-elle, en avalant goulûment son bol

Ça commençait comme un défi: « Je viens souper mais je veux pas manger de féculent ».

Contrainte:

le temps.

Problème:

Sachant que la personne A reçoit et finit de travailler à 18h45. En imaginant que A met 13 minutes  à atteindre le point H (pour Home).

En tenant compte du fait que la personne B termine le travail vers 18h50. Que B met 19 minutes à rejoindre H (et donc A).

En tenant compte des variables: le nombre de feux rouges, la probabilité que A perde la clé de son cadenas de vélo, qu’elle croise le concierge qui veut lui parler de sa côte fêlée et qu’elle doit commencer par filer des croquettes au chat…

Que peut faire A à manger pour que le souper soit quasi prêt quand B se pointe (en retard parce que finalement, c’est B qui a croisé un copain qui voulait lui parler de son job…)?

Réponse: Une soupe thaï!

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Tom Yam (pour 3-4 personnes):

  • 5 bols d’eau
  • 8 grosses crevettes ou gambas crues
  • Une dizaine de tomates cerises coupée en deux (pas émondées, faut pas déconner quand même)
  • Une dizaine de champignons de paris coupés en quatre
  • 5 petits maïs coupés en deux
  • Quelques haricots thaï
  • 3 feuilles de lime
  • 4 tiges de citronnelle fendues
  • 3-4 cm. de racine de galanga, pelée et débitée en tranches
  • 1 cube de bouillon thaï (ou de bouillon de poulet)
  • 3 c. à soupe de fish sauce
  • 2 c. à soupe de oyster sauce
  • 1 c. à soupe de sauce soja
  • 1 à 2 piments rouge émincé
  • 3 c. à soupe de pâte de tamarin
  • 1 gousse d’ail écrasée
  • 1 c. à soupe de sucre
  • 2 c. à soupe de sauce sweet chili
  • Coriandre ciselée et oignon vert émincé pour servir

Mettre le tout dans une casserole, sauf les crevettes (c’est pas compliqué hein), porter à ébullition. Laisser infuser à feu moyen une quinzaine de minutes (le temps que maïs et haricots soient cuits), ajouter les crevettes et retirer du feu. Servir dans des bols avec la coriandre fraîche ciselée et l’oignon vert.

N’hésitez pas à goûter et à rectifier l’assaisonnement, plus ou moins acidulé, plus ou moins salé, sucré, fort…

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I’m a (not so) lonesooooome cow girl

Le pain de viande, ça sonne moche. The Meatloaf, ça va vous bluffer.

Je vous fais grâce de la mélodie, je chante comme une chouette en fin de mue.

Pour ceux qui l’ignoreraient, je suis  fan  des Etats-Unis. J’aime donc beaucoup, beaucoup lire en anglais des romans ricains. Et comme souvent dans les romans, ben l’auteur décrit ce que les gens mangent. Et parfois, ça met l’eau à la bouche.

C’est ainsi que j’ai fait la connaissance du Meatloaf.

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Purée, y a des restes!

Galette de purée aux herbes

Ok, j’en conviens, ce titre est le plus pourri de tout l’Ouest. Cela noté: tout y est dit! Quand je fais de la purée (patates, lait, chouïa de beurre et muscade), souvent, il y a des restes. …

Je vois bien que tout le monde rit: confession éclair, quand je fais n’importe quoi, il y a des restes. Je n’ai tout bonnement aucun sens des proportions.

Un exemple? Le jour de mes trente ans, j’avais fait un buffet pour une trentaine d’amis. Tout le monde a mangé à sa faim. Y compris, les quarante invités de la pendaison de crémaillère d’un ami le lendemain, et les quatre membres d’une colocation qui ont festoyé avec les tupperwares une semaine durant. D’ailleurs c’est vite vu, aujourd’hui encore, on boit les bouteilles de l’apéro à chaque occasion, quatre ans plus tard.

Donc c’est par nécessité écologique que j’ai appris à transformer les restes. Voilà donc de quoi customiser une vieille purée en apéro de champions. (Et si, contrairement à moi, vos repas se finissent sans miettes au fond des casseroles, vous n’avez qu’à commencer par faire une purée, un peu sèche).

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Un pilaf et paf, tout le monde est content!

Un pilaf d’agneau: paf dans le mille!

 

 

 

 

 

 

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Ma mère, c’est la spécialiste des épices. Une reine de l’exotique et de la fusion food, bien avant que ça ne soit à la mode. Je me rappelle du tofu du vendredi en rentrant de l’école (gasp!) alors que limite personne ne connaissait ça à l’époque chez mes copines (les bienheureuses). (Oui, je sais, le tofu c’est sain, c’est super. Sauf que moi, j’aime pas, je trouve ça morne).

Y avait d’ailleurs d’autres choses bien plus marrantes et détonantes dans nos assiettes que le tofu. Des exemples? La glace aux œufs de poisson. Sisi! Le sorbet au geranium. (Là vous commencer à piger qu’elle avait une sorbetière…). Et des tas de plats thaï qu’on ne goûtait pas tellement ailleurs, des trucs épicés qui faisaient cracher du feu à mes copines.

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