Les fabuleuses aventures François les Papilles au Japon, chapitre 2

Vous vous souvenez? J’ai laissé un coin d’espace sur mon blog pour François mon collègue qui sillonne un bout du Japon à vélo, l’estomac plein mais le coeur léger….

Je me suis permise quelques remarques en violet… la couleur de Murène Mathyer 🙂

Voici le chapitre 2 :

BDfrançois2010

« Itadakimas », c’est l’expression que prononce tout japonais qui se respecte avant de se jeter sur son bol de riz ou de rāmen ( nouilles de blé) et de s’envoyer derrière la cravate son bol de soupe miso (bouillon à base de pâte de soja fermentée; ça a l’air dégueulasse dis comme ça, mais c’est super bon, digeste et bourré de sels minéraux). Expression que l’on a tendance, à tort, à traduire par « bon appétit ». Une traduction plus ou moins exacte serait: « Je reçois quelque chose de vous et je le mange avec respect ». Waouh! On n’a donc pas affaire à un simple liant de politesse mais à une formule spirituelle, expression de gratitude et d’humilité. Elle s’adresse non seulement au cuisinier qui a préparé votre repas et au serveur qui vous l’amène, mais également à ceux qui ont produit la nourriture que vous allez ingérer, à la terre et au soleil qui ont permis à ces aliments de naître et de prospérer…. C’est, résumé, ce qu’exprime le soutra des repas que l’on récite dans les temples zen avant de manger (pour ceux qui voudraient l’entendre, c’est le mercredi et le jeudi matin au Dojo zen de Lausanne, Passage Saint-Francois, mais il faudra vous taper une demi-heure assis face à un mur auparavant…).

Et là, je crois entendre Marie Hungry Pipelette maugréer: « Purée, j’y crois pas… Non seulement il est entrain de me niquer mon blog avec son mysticisme à trois balles sur la bouffe, mais en plus il en profite pour essayer d’embrigader mes followers dans sa secte… ». François, on avait dit pas la secte. Pas la secte. 

Alors parlons nourriture, de la vraie, de celle qui tache le kimono quand les baguettes ripent sur une crevette récalcitrante. Trois repas à mon actif depuis mon arrivée à Nagasaki.

Un petit- déjeuner très matinal près de la gare (là où ça ouvre tôt, dans tous les pays du monde) vu que j’étais arrivé la veille au soir à pas d’heure et trempé dans mon ryokan ( auberge traditionnelle) et que je m’étais couché avec du thé vert pour me remplir l’estomac (vous avez déjà essayé de vous remplir l’estomac avec du thé vert? Ça marche pas et en plus vous dormez pas de la nuit…). Donc, à 6 h du matin, dans une pimpante cafétéria peuplée seulement d’un cuistot et d’un couple de jeunes japonais aux cheveux peroxydés venu se remettre d’une nuit un peu trop arrosée, me voici en train de bâfrer un petit déjeuner commandée sur photo et, contrairement à une pub de chez nous, exactement conforme à la photo. Un œuf, du bacon, un émincé de porc mijoté avec des oignons, un bol de riz, un bol de soupe miso et d’autres trucs dont je ne me rappelle plus (les becs à sucre, vous vous êtes trompés de continent…). De quoi prononcer la deuxième expression que vous allez me faire le plaisir de retenir pour le contrôle et la semaine prochaine: « Mo ipaï des » je suis déjà plein, à prononcer lorsque le Cuistot arrive avec sa gamelle de riz pour vous resservir. Ou pas…

photo 2

Le déjeuner, je l’ai pris au dernier étage du grand magasin de Nagasaki. Drôle d’idée? C’est clair que ça ne vous viendrait pas à l’idée de monter au 5ème étage de la Coop ou de la Migros pour déguster les délices de la cuisine helvétique. Et Manora, François?!? Mais au Japon, c’est un super bon plan. D’abord parce que vous avez souvent une dizaine de restaurants à disposition et, qu’en général, c’est très bon car tous ces établissements rivalisent pour bien vous accueillir. Pour un peu plus de cinq francs, j’y ai mangé ce que vous voyez présentement en photo et qui a fini dans mon estomac reconnaissant (beurk, fait Marie en imaginant le contenu de la photo au fond de mon estomac…).  En plus, on vous sert un délicieux thé froid dès que vous êtes assis au lieu de vous faire payer une carafe d’eau croupie trois francs comme dans certains restos helvètes que je ne citerai pas.

photo 1

Je fais le malin, mais le souper fut un peu moins réussi. C’est ma faute. Je n’aurai pas dû céder sur un des mes principes en voyage: ne jamais rentrer dans un restaurant ou les serveurs font de la retape à l’entrée. Bon, ce ne fut pas Waterloo, mais de ne fut pas Arcole non plus. Hou la! Quand je commence a me prendre pour Napoléon, c’est que j’ai l’estomac qui me démange. Et oui, c’est pour ça qu’il avait toujours une main dans son gilet… Alors direction la petite cafète d’hier matin où j’ai une furieuse envie d’essayer le saumon…

Sayonara!

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