Houmous panais-céleri

Un dips de saison: des légumes racines, un goût de reviens-y et des couleurs.

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Mon père est retraité. Hop, ça y est, c’est fait. Depuis janvier, il a (presque) rendu les clés de son étude d’avocat. Une vie de justicier (mon père, ce zorro), de type en robe (en salle d’audience), la grosse voix au téléphone, la mallette en cuir, poids mastodonte, la cravate du lundi au vendredi, les dossiers du week end, les départs au petit jour, les responsabilités, les collègues et les clients: tout ça c’est fini. C’est toute une histoire cette étape, ce passage. Je suis à la fois ravie pour lui, pour tous les beaux projets qui l’attendent, pour ces nouvelles aventures à entreprendre, et en même temps un peu émue. Mon père, je l’aime au delà des mots, en vraie fille à papa. L’autre jour, il m’a montré la liste des gourmandises du buffet qu’il comptait commander pour son au revoir, good bye les collègues, hasta la vista baby. Une bonne vingtaine d’invités, chez lui à la maison, avec deux-trois trucs feuilletés et croustillants, du sucre et du sel, quelques épices pour s’en aller. Il a fait le choses bien mon père. Il avait même acheté les assiettes avec le petit gadget qui permet d’accrocher son verre à pied à son écuelle, parler avec les mains et manger avec la bouche.

Sauf que.

Je lis le programme du traiteur et je blêmis.Sur la page, entre les classiques croissants au jambon et les gourmands blinis au saumon, le professionnel de la restauration (bon sang!) suggère à mon père des brochettes de tomate-mozzarella. Sans sourciller. Imaginez: on est en janvier. Dehors, plus une feuille accrochée aux branches. Le ciel se fait gris et bas avec deux-trois nuages restés prisonniers entre les cheminées. Ça sent le feu de bois et le marron chaud. C’est vrai qu’à travers la fenêtre, dans les plates-bandes du jardin de ma belle-mère, déesse à la main plus verte que verte, les plans de tomates croulent sous les fruits rouges, mûrs à point. Non, sérieusement.

Je comprends que l’on puisse quelque peu tordre les principes du manger local et saisonnier mais là, comme dirait l’autre, tu pousses le bouchon un peu loin, Maurice.

Mon père a rappelé le traiteur pour lui faire part de mon apoplexie. Réponse du type (sûrement un brave homme au demeurant): oui, mais les tomates, c’est pour la couleur.

Ben ouais. Y en a qui ne se tuent pas à la recherche de l’alternative. La betterave rose, la chioggia fuchsia, la carotte multicolore, le chou rouge, le chou de bruxelles et sa verdeur sexy, les choux-fleurs… non, vous ne voyez pas?  Toujours pas?

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Bref. Voici la réponse de la bergère au berger.

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Houmous de panais et carottes multicolores (sans rancune)

Pour 1 bocal

  • 1 panais moyen
  • 1 petit céleri rave
  • 100 g. de faisselle maigre
  • 3 cs de jus de citron
  • 2 cs d’huile de noix (une cuillère de plus pour la déco)
  • 1 gousse d’ail
  • 4 cs de lait
  • un rien de Zahtar (la recette ici)
  • des carottes de toutes les couleurs

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Peler le panais et le couper en dés-rondelles, comme t’y veux! Idem avec le céleri. Cuire à la vapeur, hop, jusqu’à ce que les légumes soient tendres. Mettre les légumes dans un mixer, arroser de jus de citron, saler, ajouter l’huile de noix, la faisselle, le lait, la gousse d’ail pelée et bzzzzzt, mixer. Le mélange doit être joli et lisse.

Verser le tout dans un bocal, arroser avec la dernière cuillère d’huile de noix, saupoudrer de zahtar avant de servir et disposer autour les carottes mutlicolores pelées et taillées en bâtonnets. Enjoy!

 

 

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