Sauvée par la soupe

Soupe de tomates: ça sent l’été

I’m back. Je suis de retour. Plus en forme(s) que jamais!

Y a pas à dire, les voyages aux States, ça aère l’esprit, mais ça remplit la panse.

D’abord il y a eu Seattle. Les crabes, les sushis, les poissons frais, les coquillages qui fleuraient encore le sable, les embruns, l’algue ondulante. J’avoue: j’ai aussi testé le burger local, l’épi de maïs craquant, le pulled pork, la pizza au barbecue. Dans mes futurs post, je vous parlerai aussi sans doute du saumon sockeye, de la baie de Bristol, en Alaska, que j’ai mangé à toutes les sauces. Y a de quoi se réjouir, je vous le promets!

A la conférence IFBC, international food blogging conference, j’ai goûté moult délices et rencontré des blogueurs hauts en couleurs. Comme cette femme qui me fonce dessus et me demande pourquoi j’ai cet air de bambi égaré. Quand je lui réponds que je ne suis rien qu’une Helvète perdue au pays du gigantisme (600 blogueurs inscrits, un brouhaha qui me fait regretter mes pamir, des badges flashys, trois bureaux d’inscription et un programme de conférence à faire pâlir l’ONU), là voilà qui se met à hurler*: She’s Swiss, OHMYGOD she’s Swiss!

*NDLR: les Américaines ont une furieuse propension au petit cri de joie. Généralement, ultraenthousiastes, elles accompagnent leur happy couinement, d’un petit mouvement de mains, genre ventilation sous le menton « Cette nouvelle est si torride qu’elle me donne chaud ». ça peut décontenancer au début, mais on s’y fait très bien.

L’annonce tonitruante »She’s Swiiiiiiiss » a fait son effet. Voilà  qu’une troupe entière de blogueurs se rameute. Je me suis retrouvée bombardée de questions: pourquoi je suis là, comment se fait-ce que j’aie subi 13 heures d’avion pour assister à cette conférence, suis-je une célébrité, possède-je une carte de visite, de quoi parle mon blog, que signifie, please, Païpiliiiiiiiittte (pipelette en anglais), ai-je besoin d’un pull, d’une copine, d’aller aux toilettes?

Ces deux dernières questions m’ont laissée coite, mais j’ai fini par comprendre qu’il ne s’agissait que de chaleur maternelle. Ma nouvelle grande copine s’est donc enquise de mes besoins les plus basiques tout au long de la conférence. Sympa…

Plus tard, il y a eu le road trip. Louisiane, Texas, Nouveau-Mexique. Fini le fruit de mer et le légume grillé. Place aux mashed potatoes, aux T-bone steak et leur heavy gravy, au frit-tout-frit, frit et refrit et à la nourriture tex-mex, le tout à grand renfort de chips. Le plus du tex-mex, c’est le piment. J’adore ce qui brûle, arrache, pique et flambe. Le moins du tex-mex, c’est que, euh, tout a un peu le même goût, non? Le premier qui me parle de guacamole dans les deux prochaines semaines, s’expose à me voir verdir.

Donc, à mon retour sur le plancher des vaches (loin du pays du longhorn bull), j’ai opté pour une détox de saison. J’ai dévalisé le rayon des dernières tomates suisses du supermarché pour réaliser une soupe de tomates. J’en ai fait beaucoup, histoire de la congeler. Un jour je me dirai merci…

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Soupe de tomates

Pour une dizaine de bols

  • 4 gousses d’ail
  • 2 oignons
  • 4 c.s d’huile d’olive
  • 1/2 c.c de graines de cumin
  • 3 kg de tomates
  • 1 poivron rouge
  • 5,5 dl de bouillon de poule assez corsé
  • 1dl de madère
  • 2 c.s de concentré de tomate
  • 1 c.s de sucre (facultatif….ça dépend un peu du degré de maturité de vos tomates. Bien mûres, c’est superflu).
  • 1/2 c.s de sauce Worcestershire (je ne sais pas si vous avez essayé de prononcer ce mot avec une patate dans la bouche, mais je vous garantit un fou rire….)
  • 1 botte de basilic
  • sel et poivre

Peler, dégermer et émincer l’ail en petits cubes. Peler et émincer l’oignon en cubes. Dans une grande casserole, faire chauffer l’huile et dorer ail et oignon. Hop, ajouter le cumin. (C’est important de dire « hop »).

Ajouter le poivron, épépiné et détaillé en cube. Ajouter les tomates, grossièrement épépinées et coupées en gros cubes. (Faut pas vous torturez hein…pour épépiner les tomates, perso, je les coupes en deux, et, très gracieusement, je plantes mes pouces dans les petits creux qui comportent les pépins. C’est assez plaisant comme sensation mais si c’est un peu laid à regarder. Dans ce cas, faire sortir les témoins et fermer la porte de la cuisine…).

Laissez cuire les tomates et le poivron une quinzaine de minutes pour ôter un peu de leur eau. Ajouter le bouillon, le madère, le worcest—le worchechter…bref, la sauce, le sucre, le concentré de tomates et les trois-quart de la botte de basilic.

Laisser cuire une demi-heure sur feu moyen. Mixer finement. Ajouter le sel et le poivre et le reste de la botte de basilic ciselée. (C’est pas mal aussi avec un peu de fleur de sel…)

J’adore manger cela avec un peu de halloumi (du fromage chypriote) grillé.

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Une réflexion sur “Sauvée par la soupe

  1. Merci Marie! Tu nous as manqué!!! Welcome home

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